Vingt ans après avoir fondé sa maison, Valérie Messika continue de bousculer les codes qu’elle a contribué à installer. Après avoir libéré le diamant d’une image figée et solennelle, elle s’attaque aujourd’hui à l’or. Ni poli, ni sablé, ni brossé : son nouvel allié est l’or ciselé, une finition qui transforme la surface du métal en un paysage vibrant de lumière.
Une Maison en mouvement
Loin d’être un simple effet esthétique, cette innovation traduit une volonté de donner au bijou une dimension textile, presque tactile. « L’or ciselé est un nouvel espace d’expression pour notre savoir-faire et notre créativité », confie Valérie Messika. Derrière cette innovation, il y a un travail manuel exigeant. L’artisan prépare d’abord la surface avec une fraise enduite de poudre de diamants. Puis, à l’aide d’un burin, il trace des entailles, en variant la pression et l’angle. Selon l’angle et la pression, les stries se superposent, créant des jeux de pleins et de creux qui rendent chaque pièce unique.
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Ce travail minutieux rappelle les plis d’un tissu, les reflets d’un velours de soie, qui accrochent la lumière différemment à chaque mouvement. Une manière de faire écho à l’univers de la couture, si cher à Valérie Messika, et de rapprocher encore un peu plus la joaillerie de la mode.
Move, l’icône revisitée
Les modèles iconiques de la Maison, Move Noa et Move Classique, ont été choisis pour inaugurer ce nouveau chapitre. La ligne Move, lancée en 2007 et devenue l’un des piliers de la marque, symbolisait déjà le mouvement grâce à son diamant glissant dans une cage d’or. Avec le ciselé, c’est désormais le métal lui-même qui s’anime et qui affirme une présence plus couture.
Cette étape marque aussi une maturité créative. En deux décennies, Messika a multiplié les déclinaisons de son motif fétiche, Lucky Move et ses pierres colorées, My Move et son approche unisexe, Move Titanium pour les hommes, ou encore des pièces de haute joaillerie reprenant le concept. Avec cette technique, Messika ouvre un nouveau champ d’expression. L’or n’est plus seulement un support pour les diamants, il devient lui-même un territoire créatif. Un parti pris fort qui marque le début d’un nouveau chapitre pour la maison parisienne.