La nouvelle campagne printemps-été 2026 de Dior affiche une retenue inattendue. Les images privilégient des portraits posés, où la notion de portabilité occupe une place centrale. Première campagne de Jonathan Anderson pour Dior, elle en pose d’emblée les bases.

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Photographiées par David Sims, les images s’inscrivent dans une tradition bien établie du portrait de mode. Noir et blanc et couleur se répondent, avec une caméra volontairement proche des sujets. Les postures et les détails prennent le dessus, installant une impression de continuité. Un langage visuel déjà utilisé par Dior à des moments charnières de son histoire, et qui sert ici de socle.

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Dans cette approche visuelle claire apparaissent aussi des références culturelles, étroitement liées aux intérêts personnels d’Anderson. Le designer est un véritable cinéphile et a déjà contribué à des costumes pour le cinéma. Dans cette campagne, cela se traduit de manière assez littérale. Sur les célèbres Dior Book Totes, on voit des titres comme ‘Dracula’ et ‘In Cold Blood’. Ailleurs, un sac rose bonbon est accroché à une partition.
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La cohérence se retrouve aussi dans le casting. Greta Lee, Louis Garrel, Paul Kircher et Kylian Mbappé apparaissent aux côtés des mannequins Laura Kaiser, Sunday Rose et Saar Mansvelt Beck. Acteurs, athlètes et mannequins partagent le même registre visuel. La notoriété est présente, mais jamais mise en avant.

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Les vêtements s’intègrent naturellement à cet ensemble. Anderson réinscrit, dans sa collection de lancement, plusieurs éléments iconiques de Dior dans un contexte contemporain. La veste Bar côtoie des shorts, la couture dialogue avec le denim et la maille. La silhouette reste identifiable, tout en s’autorisant une lecture plus libre. Le vêtement est pensé en termes de portabilité, mais aussi d’attitude.

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Du côté des accessoires, l’équilibre se fait entre continuité et nouveauté. Des modèles emblématiques comme la Lady Dior, lancée en 1995, ou le sac Cigale à nœud sont réintroduits. En parallèle, de nouvelles propositions voient le jour, à l’image du Crunchy, du Diorly et du Bow : un sac d’apparence simple, jusqu’à ce que l’on remarque les petits nœuds qui ponctuent la chaîne.
Dans son ensemble, cette campagne dessine une trajectoire claire. Dior y présente le style comme quelque chose de quotidien, en mouvement, pensé pour être vécu. Une approche en phase avec le contexte actuel de la mode, qui donne envie de suivre la manière dont Anderson développera ce nouveau chapitre au sein de la Maison.
La toute première collection Dior de Jonathan Anderson est désormais disponible en boutiques et en ligne.