Les effets indésirables de la pilule, on en parle?

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Les effets indésirables de la pilule, on en parle?Thinkstock

#MyPillStory a été lancé sur Twitter pour briser les tabous qui entourent la pilule. La journaliste à l'origine du hashtag souhaite simplement rappeler que ce contraceptif n'est pas fait pour toutes les femmes. Et qu'il existe des alternatives. 

« Je ne prends plus la pilule parce que cela me faisait saigner tous les jours, ça a tué ma libido et je n'arrivais plus à avoir d'orgasmes », raconte Kirsten. Son tweet est accompagné du hashtag #MyPillStory. Comme des dizaines et des dizaines d'autres femmes, elle raconte que ce moyen de contraception a eu des conséquences néfastes sur son moral et sa santé. Aujourd'hui, les messages s'enchaînent sur les réseaux sociaux et les effets indésirables sont pointés du doigt : maux de tête, prise de poids, humeur changeante, dépression...

Ils ne sont évidemment pas systématiques et il ne s'agit pas ici d'une campagne anti-pilule. A l'origine de l'initiative, on retrouve une journaliste américaine, Holly Brockwell. La jeune femme de 26 ans n'a pas envie d'avoir des enfants, elle décide de se faire ligaturer les trompes. Et comme les internautes se montrent rarement ultra tolérants, elle fait face à une vague d'insultes et de reproches sur Facebook : « Mais pourquoi tu ne prends pas simplement la pilule ? »

Holly Brockwell ouvre alors le débat et décide de parler sans tabou des effets néfastes de ce moyen de contraception. #MyPillStory vise à rappeler que la pilule n'est pas un bonbon magique qui convient forcément à toutes les femmes et que les alternatives sont nombreuses. On vous conseille le site belge Mon contraceptif pour en savoir plus sur l'anneau, le stérilet ou encore le patch hormonal pour ne citer qu'eux.

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L'avis des filles de la rédac

Laurence, 21 ans, iconographe : « J'ai été sous pilule pendant trois ans et je n'ai pas ressenti d'effets négatifs. Je peux comprendre que ce soit une corvée, j'oubliais tout le temps de la prendre et c'est pour cette raison que je suis passée à l'anneau. Mais je n'ai jamais vraiment réfléchi au fait que je prenais des hormones. Je pense que les filles savent qu'il existe des alternatives à la pilule mais on devrait donner plus de détails à ce sujet ».

Juliette, 36 ans, journaliste culture et société : « C'est très positif que des jeunes femmes sortent des injonctions posées par notre civilisation et qu'elles imposent leur choix conscient de ne pas devenir mère. Ce n'est pas un but en soi. Opter pour un moyen de contraception aussi radical que la ligature des trompes, c'est une démarche engagée, presque révolutionnaire plutôt que médicale. Et c'est un mauvais débat de justifier cela par des raisons de santé. Sacraliser la pilule, ce serait comme sacraliser la machine à laver. On en fait un symbole d'émancipation alors que c'est juste un moyen, un outil ».

Béa, 50 ans, rédactrice en chef : « La pilule est une découverte fabuleuse qui a participé à l'émancipation des femmes en Europe mais c'est vrai qu'il peut y avoir des effets secondaires terribles. On ressent parfois une différence d'approche entre les générations. Ma fille n'aime pas l'idée de prendre une pilule, des hormones tous les jours par exemple. C'est un moyen de contraception qui convient à beaucoup de femmes mais lorsque ce n'est pas le cas, c'est important de présenter des alternatives ».