#sugarfreechallenge Jour#15

Mis à jour le 20 février 2018 par Juliette Debruxelles
#sugarfreechallenge Jour#15LOS ANGELES, CA - AUGUST 30: Host Miley Cyrus, styled by Simone Harouche, poses in the press room at the 2015 MTV Video Music Awards at Microsoft Theater on August 30, 2015 in Los Angeles, California. (Photo by Jason Merritt/Getty Images)

LOS ANGELES, CA - AUGUST 30: Host Miley Cyrus, styled by Simone Harouche, poses in the press room at the 2015 MTV Video Music Awards at Microsoft Theater on August 30, 2015 in Los Angeles, California. (Photo by Jason Merritt/Getty Images)

Pile à la moitié, premier bilan. Avec de la langue et des trucs hot dedans…
Le truc le plus dingue, c’est pas mon humeur de dogue allemand, ni mes visions récurrentes (à base de matières proches de la meringue avant qu’elle ne soit cuite, tu vois ? Un nuage de blanc d’oeuf monté en neige et de sucre). Non. Le plus dingue, c’est ma langue.
Avant, ma langue, c’était une langue.
Un truc que t’aime mieux avoir dedans que dehors (là, tu analyses tous les cas de figure, je te connais). Le truc que t’exposes pas, parce qu’on n’est pas à la charcuterie. Puis aussi parce qu’avant, elle ne ressemblait pas à la langue des meufs qui montrent leur langue. Les Miley, les Kim, les Katy, les Riri...
Mais ça, c’était avant. Parce qu’à J+15 sans sucre, elle a retrouvé forme et santé. Avec une bonne couleur et une super tonicité. Que limite, si je perdais mes jobs, je m’interrogerais sur l’opportunité de devenir « mannequin langue ». Il y aurait du fric à se faire.
Avoir une bonne langue, tous les ayurvédistes te le diront, c’est signe de santé. Et là on y est. Si c’était pas la mienne, je lui roulerais une pelle pour de vrai.
Question envies, c’est pénible. De la grenadine dans l’eau (genre t’as jamais mis de la grenadine dans ton eau mais là tu ne sais pas comment t’as pu vivre sans). Des pêches au sirop et des pêches en bonbons. Des oursons en guimauve enrobée de chocolat au lait. Ça vient comme ça, pas forcément pendant les pics de stress (un jour, je te parlerai de mes pics de stress et tu me tapoteras l’épaule en disant « ça va aller » d’un air condescendant). Ça traverse et ça reste planté là, un moment, à me vriller le cerveau.
Alors j’ai décidé de passer à la vitesse supérieure. De tenter le conditionnement opérant (mais si, tu sais, Pavlov…).
J’ai un élastique au poignet. Un élastique pour boîte à tartine. Le genre d’élastique qui ne rigole pas avec sa fonction d’élastique. Quand j’ai envie de sucre, je le fais claquer très fort là où la peau est la plus fine, pour associer la pulsion à un truc douloureux.
Ça fait trois jours. Ça ne fonctionne pas du tout.
Peut-être parce que pour rentabiliser, je le claque aussi quand j’ai un coup de barre, quand je veux checker mon Messenger au lieu de travailler et quand je pense à fumer une menthol (cette liste exhaustive constitue, en effet, l'essentiel de mes activités quotidiennes).
Du coup, mon poignet ressemble à un roulé à la confiture, bien strié de marques rouge vif. L’autophagie me guette.
Sur la balance, rien ne change vraiment. Mais j’ai un début d’abdo (un seul, côté gauche, mollo). J’aime penser que c’est grâce à la privation, mais c’est aussi peut-être parce que je fais… des abdos. Va savoir.
Grosse loose face à mon pote de challenge qui, lui, a perdu au moins 18 kilos et déclare, avec la candeur de ceux qui ignorent ce qu’est la frustration, ne souffrir d’aucun manque.
Moi, je n’arrive pas à dissocier le sucre de la joie. C’est ce qu’on nous a appris. La consolation, la fête, les célébrations.
Un truc un peu sexy lié à la gourmandise (si, dans « 9 semaines ½ », Kim Basinger avait mangé des tranches de saucisson de jambon au lieu de gelée aux fruits, je te jure que le film n’aurait pas eu le même succès).

https://www.youtube.com/watch?v=jVsW2UszI5A

Un doux mensonge. Comme le titre du documentaire de Michèle Hozer diffusé sur Arte (et que tu peux streamer).
Je vais tenir les cocos. Parce qu’à la faim (hein ?), ça fait sûrement du bien…