#SugarFreeChallenge Jour #1

Mis à jour le 20 février 2018 par Juliette Debruxelles
#SugarFreeChallenge Jour #1

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Ne pas manger de sucre. Du tout. Pendant un mois. 

Le genre de défi que te lance quelqu’un qui te veut du bien. Et comme t’es du genre partante, de base, tu ne réfléchis pas. T’y vas.
Parce que le sucre, ça te donne une grosse langue (en plus d’un gros cul). Ça booste ton appétit, ça perturbe ta véritable sensation de faim, ça te donne des coups de pompe de compet’, ça te rend addict et ça sert de carburant à tes sautes d’humeur.
Et ça c’est juste « en bref », parce qu’on ne va pas se plomber avec des statistiques liées au diabète et aux maladies cardiovasculaires.

« C’est parti ! ». Que je lui dis. C’est là qu’on dresse la liste des interdits.
Le sucre raffiné, blanc, brun, peu importe. Les édulcorants, sodas, jus de fruits, chocolat, bonbons, pâte à tartiner, confiture, viennoiseries, pain de mie, pâtes et riz blancs, laitages sucrés, glaces, biscuits et gâteaux, céréales, plats préparés et sucres cachés (ketchup, vinaigrettes prêts à l’emploi)… Et pas d’alcool. Du tout.
Autorisés : les fruits frais, les compotes sans sucre ajouté, les fruits secs (mais mollo mollo, genre trois raisins avant d’aller à l’entrainement de crossfit, ça le fait, mais le paquet de dattes gobé devant la télé, non). Ok pour les céréales complètes.

Jour 1, donc.

7h - Le truc sympa avec les défis, c’est que ça te donne envie de démarrer comme une furie. À la pesée du matin, je me dis que j’ajouterais bien un NoGlutenChallenge à l’affaire. Six minutes plus tard, j’ai envie de manger mon fils qui lui-même mange une crêpe à la confiture de fraises. Je me cuis du riz complet, j’y ajoute des morceaux de mangue surgelée et une lichette d’eau de coco. Le gamin arrive 25 minutes en retard à l’école, rapport au fait que je dois bien mâcher pour ressentir la sensation de satiété.
9h – J’ai oublié de vider mon tiroir de bureau. Dedans, du chocolat au lait et aux fruits secs, du pop-corn aromatisé à la vanille, des abricots secs. Je file tout aux stagiaires "beauté" pour me venger (de quoi ? Je ne sais pas, on verra).
9h03 – J’ai besoin d’un Coca. Même light.
10h10 - En plus on a un distributeur de sodas en bas.
12h05 - Et aussi un distributeur de friandises.
14h – J’ai pas craqué, mais sérieux, c’est pas bon le thé pas sucré.
17h – L’enfant laisse un demi cookie bio au chocolat noir sur la table du salon. Je lui parle (au cookie, pas à l’enfant), je lui explique pourquoi on doit arrêter. Parce que la dépendance, dans une relation comme la nôtre, c’est un mauvais trip. Il ne dit rien (l’enfant, pas le cookie).
22h – Après une journée "quinoa/soupe verte/jambon blanc", J’aurai bien aimé mon "petit sucré" » du soir (une cuillère de confiture, des amandes enrobées de chocolat au lait, des bonbons à la pèche, un yaourt extrêmement crémeux à la vanille...). Mais non, parce que je veux gagner ( à ce stade, les objectifs bénéfiques sur ma santé ou mon poids, je m'en cogne, je veux juste faire la maligne. On en reparlera).
Je suis épuisée, mais victorieuse. Demain, il paraît que je vais morfler.