Milan romantique : Gucci et Alberta Ferretti

Mis à jour le 25 septembre 2015 par Elisabeth Clauss
Milan romantique : Gucci et Alberta Ferretti

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Premier jour de fashion week milanaise. La dernière fois qu'il a plu comme ça, il y a eu un chapitre entier dans la bible. Mais sur les podiums, c'était le printemps des fées.

Gucci, après une saison de prise en main par Alessandro Michele qui avait marqué son arrivée à la tête de la création en imposant un style "no gender" novateur, renoue avec une féminité plus classique et onirique, dans un décor de paravents. Mousselines et robes vaporeuses, grands clashs d'imprimés d'ameublement, volants et inspirations naïves, pour la nouvelle ère de la nouvelle Eve. D'autant qu'aux pieds des mannequins, patientait un serpent brodé dans le tapis.

On a noté un franc retour de la femme a lunettes (des grosses, en plus), des motifs floraux hyper pixelisés (romantisme et modernité), et des brocards irisés pour clamer que l'été sera optimiste. Et clinquant, ce qui est une bonne chose, parfois. La modestie, chez Gucci, c'est fini.

 

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Alberta Ferretti a quant à elle présenté une collection de papillons du désert, sur un catwalk de sable (idéal pour les rédactrices en talons hauts qui venaient de patauger dans trente centimètres de pluie glacée). Heureusement, les couleurs de terre (camaïeux d'ocre, de safran et de orange), les voiles aériens et les broderies en macramé ont apporté comme un air d'insouciance. La mode sert aussi à ça.