4 bouquins pour se faire du bien

Mis à jour le 20 février 2018 par ELLE Belgique
4 bouquins pour se faire du bien

7090ae374850d8a9643d8b6832a46945

 

Quels sont les livres à ne pas manquer ? 

1

Enquête

Ivan Jablonka est un monsieur sérieux. Historien, romancier, chercheur et éditeur, il a écrit et travaillé sur la Shoah, les enfants de l’Assistance publique et des tas d’autres sujets réputés lourds. Alors, quand il s’intéresse aux esthéticiennes, on se dit qu’il ne faut pas passer à côté. Et on a bien raison, car ce livre, tout petit mais très dense, sonne comme un véritable manifeste de la condition féminine. Il contredit en tout cas les clichés que l’on peut avoir sur ce métier. Une enquête passionnante, comme un coup de projo sur les enjeux du féminisme moderne.

LD

« Le Corps des autres », d’Ivan Jablonka (Seuil). 

1/

3

In bed with...

Pourquoi on s’emmerde au lit, nous les femmes ? Sonia Feertchak accuse les féministes qui ont fait peur aux hommes. Du coup, les pauvres, désemparés de leur virilité, n’osent plus se lâcher au pieu. Or Sonia aimerait se faire labourer le sillon avec plus de vigueur. Elle pose donc une question pertinente : comment être, à la fois, femme libre et femme objetisée dans les rapports sexuels ? Du lourd !

SC

« Les femmes s’emmerdent au lit. Le désir à l’épreuve du féminisme et de la pornographie », de Sonia Feertchak (Albin Michel).

2/

4

Au passé...

Agrippine est une femme dangereuse. Du genre séductrice et empoisonneuse. Mère de Néron, premier persécuteur des chrétiens, elle use et abuse de ses charmes et de son don de manipulation pour accéder au pouvoir en famille. Criminelle sensuelle d’une intelligence rare, elle est avant tout une femme libre, redoutable et redoutée...

JDB

« Agrippine, sexe, crimes et pouvoir dans la Rome impériale », de Virginie Girod (Tallandier).

3/

2

À jouir...

Thibault de Montaigu l’avoue franco : la masturbation lui suffit. S’ensuit un éloge de la branlette – chez le fœtus (si si), l’homme, l’artiste et l’animal. D’une plume aussi vive et exaltée que Robinson baisant la glèbe, Thibault s’interroge pourtant : si c’est si bon, pourquoi est-ce tabou /honteux / suspect / incommodant / sordide ? Parce que ce sexe imaginaire n’appartient qu’à nous seul(es) ! Bref, se palucher, c’est une mutinerie solitaire, c’est l’imagination au pouvoir, donc l’insoumission. Carrément punk ! Éminemment démocratique, aussi. Faut juste faire gaffe au cybersexe, éviter que l’orgasme devienne un produit de consommation comme les autres ! Allez, bonne séance homemade.

SC

« Voyage autour de mon sexe – Se faire l’amour », de Thibault de Montaigu (Grasset).