Galliano perd son procès contre ses ex-employeurs

Publié le 7 novembre 2014 par Elisabeth Clauss
Galliano perd son procès contre ses ex-employeursPhoto By Patrick Demarchelier / Maison Martin Margiela
Photo By Patrick Demarchelier / Maison Martin Margiela
Photo By Patrick Demarchelier / Maison Martin Margiela

John Galliano, le visage moderne de la rédemption et nouveau directeur artistique de Martin Margiela, a été débouté cette semaine de sa requête de dommages et intérêts contre Dior et la société qui porte son nom.

Le créateur a même été condamné à leur verser à chacun un euro symbolique.

John Galliano réclamait entre 2,4 et 13 millions d'euros de dommage pour son limogeage en 2011, suite à l'affaire de La Perle. Un bar du Marais dans lequel il s'était tristement illustré par des propos intolérables, filmés et largement diffusés. En septembre, il devait encore s'en expliquer sur le plateau de Canal +.

Selon un habitué de La Perle, Galliano y échouait à l'époque chaque soir, dans un état second, et invectivait une communauté "au hasard". Un coup les hispaniques, un coup les gays... Rien de tout cela n'était tolérable, bien sûr. Du sabotage sans doute, un appel au secours. Une fois de trop, et il estime aujourd'hui que le scandale qui en a découlé lui a peut-être sauvé la vie.

Ses employeurs l'ont licencié dans la seconde. Il était sans doute devenu depuis longtemps trop difficile à gérer.

Le Britannique réclamait ces dommages et intérêts, car après 17 ans de dévotion à ses différents postes chez LVMH, il avait multiplié le chiffre d'affaire de Dior par 4. Ses addictions, il était rigoureusement impossible de les ignorer. Galliano assurait plusieurs jobs, et de multiples collections dans chacune des branches des différentes fonctions qui lui étaient attribuées. Sa vie privée comportait des fractures, et il travaillait jour et nuit. Tout le monde savait que pour tenir le rythme, il ne tournait pas au Perrier rondelle. (Non pas que ce soit une bonne chose, on s'entend).

Il y a donc eu, dans sa démarche juridique, une volonté de demander réparation, sans doute aussi, de "faire payer".

Il a donc été débouté. Mais il a gagné. Parce que depuis sa sortie de rehab', selon ses proches, il n'a jamais été en aussi bonne forme morale et physique. Parce qu'il revient, chez Margiela, plein de promesses. Sain, droit dans ses bottes. A talons encore, on l'espère.