Fashion week Diary: Milan jeudi 18 septembre 2014

Publié le 19 septembre 2014 par Elisabeth Clauss
Fashion week Diary: Milan jeudi 18 septembre 2014

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Deuxième jour de fashion week à Milan : toujours sans bagages - ils se baladent entre Taipei et Jakarta - mais avec l'enthousiasme authentique de pouvoir vous livrer notre top 7 des shows les plus...

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1 - Le plus spectaculaire : Moschino

Jamais vu une émeute pareille pour entrer à un défilé. Les carabieneri tentent de contenir la foule qui se jettent sur la chaussée devant les pare-chocs des voitures (les gent ont de drôles de priorités) pour essayer d'entrer au 2ème show-événement de Jeremy Scott pour Moschino. Un petit malin s'écrie "Lady Gaga" pour la blague, et une vague électrique traverse la meute.

On voit des dizaines de total look de la marque italienne, on se croirait dans un magasin de jouets. C'est qu'on n'a pas encore vu la suite.

Compressée dans la foule furieuse, je me rappelle clairement m'être fait la réflexion : "et pourtant, c'est juste des fringues". Puis j'ai poussé un peu devant moi, et je suis entrée. Parce que ce sont des fringues Moschino.

Agenouillée entre deux rangée parce qu'on voyait mieux et que l'endroit était idéal pour faire des photos (et ramasser une des fantastiques coques iPhone qui allaient créer l'événement d'ici 5 minutes sur Instagram) j'ai entendu retentir "I'm a Barbie Girl", bien bien fort, puis ce fut. Le noir. Non, le rose. Rose bubble gum. Rose Barbie.

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Jeremy Scott, qui a bien compris que les défilés doivent désormais être des shows complets plutôt que de cartésiennes présentations de vêtements, a balancé sur le catwalk toute sa collections de poupées : Barbie chic, Barbie sport, Barbie rollers, jogging et bottes à paillettes, bikinis, robes de sirène (la même que celle de la fille en plastique qu'on déshabillait il y a 20 ans avant de lui couper les cheveux teints au marqueur vert). Enormes perruques blondes et bonne humeur virale, on assistait là à un spectacle. Histoire de na pas gâcher cette ambiance toute rose, on ne va pas s'appesantir sur le côté "les filles c'est des poupées", la journée ne fait que commencer. Mais on peut souligner que Leila Ndabirabe, la future top black belge, était de la partie, encore une consécration pour la jeune fille qu'on a vu partout.

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Si la mode se prend (enfin) de moins en moins au sérieux (quoique l'une des principales industries au monde), à voir la re-bousculade à la sortie, et la folie des it-boys & girls carrément déguisés, on se dit que le serpent n'a pas fini de se mordre la queue. Pourvu qu'elle soit rose et à paillettes...

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2 - Le plus beau : Fendi

Puisqu'il fallait bien que l'on se mette quelque chose sur le dos pour aller travailler, nous avons opté pour l'humour à défaut du grand chic, nous avons ré-enfilé nos tee-shirts de soutien à Milan.

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Dans un décor de Stockman disposés dans des alcôves à la Margiela, Cara Delevingne ouvrait le show le plus raffiné de la journée, rejointe plus par Joan Smalls en minirobe à plumes.

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Les filles, à la queue de cheval coiffée d'une sorte de dreamcatcher, ont présenté une collection fluide et élégante de la première à la dernière silhouette.

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Tailleurs souples, thème fleuri asiatisant récurrent, et toute une série de robes et jupes en cuir reprenant une fleur découpées au laser, d'une délicatesse très tentante. Oh bien sûr, grande vague baba oblige, il y a avait de la frange et de la chemise en cuir, mais plus Cheyenne que Woodstock, ce qui fait du bien.

On n'a jamais vu des robes aussi mini, aussi ajourées (nous les Belges, on pensait à Vaccarello), autant de mini fourreaux bustiers fendus à paillettes et à plume, rester aussi gracieux.

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3 - Le plus fun : Disquared²

Dans un décor d'appartement années 70 (autant vous y faire, l'été sera hippie, hip hip hip, hourra. Ou pas), dans un salon de maison de poupées donc, ambiance psychédélique et musique entraînante à fond de balle, le show s'est transformé en discothèque.

 

http://youtu.be/LDdGAECs3Mc

Couleurs pop, gros motifs géométriques, itsi bitsi tout petits bikinis, sacs et jupes en plules d'autruches qui faisaient pom pom girl, grosses lunettes papillon, des filles au look sérieux avec queue de cheval basse pour contrebalancer la funitude du show. La collection froufroute, les tops croppedent, et au milieu de toute cette excentricité, une sublime silhouette noire, pantalon d'aïkido et débardeur de cuir.

Moralité : femmes à lunettes, femmes à doubles facettes².

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4 - Le plus chic : Max Mara

Longues silhouettes total motifs, on a adoré le côté "papier peint" superposés. La collection Max Mara véhiculait une allure folle, avec son imprimé "pintades", ses bottes "dalmatien" et ses prints à fleurs blanches sur fond noir, coordonnés.

Les silhouettes, longilignes et fluides, étaient rigoureusement toutes superbes, alors même que les gros motifs roses psyché et vert chewing-gum, ça aurait pu surprendre. Les 70's encore, interprétées de façon ultra moderne, ça réconcilie avec le flowerpower.

Tout en longueur - c'est si élégant - l'été Max Mara sera confortable et seyant à la fois. Mêmes les silhouettes noires étaient gaies : le noir bonne mine, c'est toujours bon signe.

Front row, l'égérie de la marque, l'actrice Amy Adams.

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 6 - Le plus bleu : Emporio Armani

Pour son été 2015, Giorgio Armani a réinterprété le thème balnéaire, marinières en robes et pantalons 6/8èmes (plus courts que 7/8èmes). Cabas blancs pour la riviera et baskets ajourées à paillettes, la collection, sportive-chic aux coupes floutées pour du confort élégant réservait une surprise : la robe en pvc irisé, tenue de sirène de science fiction, et les doublures de plastique moirée qui dépassaient des bermuda : Emporio, impérieux, se sentait true blue.

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 7 - Le plus baba cool : Just Cavalli

Toujours full 70' de la saison, Just Cavalli a quant à lui interprété son hippie-pip hourra avec des robes de voile aux couleurs vives - pour celles qui osent, il y aura de l'audacieux mix de print à adopter. Avec Gucci, c'était l'autre collection flowerpower premier degré : foulards-cravates, pans de mousselines virevoltants, chemises à jabots de soie.

Une collection vaporeuse, légère et sexy.

Elisabeth Clauss et Elsa Fralon