Finalement faut-il ou non manger de l’huile de palme ?

Mis à jour le 16 février 2018 par ELLE Belgique
Finalement faut-il ou non manger de l’huile de palme ?

palme

Décriée pour ses effets sur la santé et responsable de la déforestation dans les pays producteurs (Indonésie, Malaisie...), l’huile la plus consommée dans le monde semble aujourd’hui vouloir se racheter une virginité.

Nutella vante ses mérites. De grosses campagnes de pub (huiledepalmedurable.org) défendent un produit « issu à 100 % d’un fruit », n’ayant « pas d’effet négatif sur la santé » et pouvant être « respectueux des hommes et de l’environnement, c’est-à-dire durable ».

Le point avec le professeur Yvan Larondelle ( Doyen de la fac d’agro à l’UCL et auteur de l’avis sur l’huile de palme pour le Conseil supérieur de la santé (CSS) de Belgique en 2013)  : « L’huile de palme ne pose en effet pas de problème en soi. C’est l’excès de sa consommation qui en pose. Elle contient plus de 40 % d’acides gras saturés athérogènes, qui augmentent le risque d’accidents cardiovasculaires,  mais toutes les matières grasses alimentaires en contiennent, dans des proportions variables (jusqu’à 45 % pour le beurre et la crème fraîche).

De plus, notre organisme fabrique également ces acides gras dans son métabolisme de base. Il ne s’agit donc pas de molécules toxiques à bannir catégoriquement. D’ailleurs, l’huile de palme non raffinée (telle qu’elle est consommée par exemple en Afrique) peut être intéressante pour son apport en vitamines et en antioxydants.

Le problème chez nous est que beaucoup de produits alimentaires élaborés en contiennent, souvent à l’insu des consommateurs. Les recommandations du Conseil supérieur de la santé sont donc de limiter la consommation de produits industriels comme les pâtisseries, gâteaux, viennoiseries, pizzas, quiches, sandwichs, biscuits, pâtes à tartiner, margarines, etc.

Mon conseil est très simple : remettre la préparation de ses aliments au cœur de ses activités quotidiennes. »