Schiaparelli haute couture : la Parisienne suprême

Mis à jour le 21 janvier 2018 par Elisabeth Clauss
Schiaparelli haute couture : la Parisienne suprême

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Un défilé si beau, si enthousiasmant, qu'à la sortie, tous les spectateurs clamaient en choeur et dans plusieurs langues : "on a vu l'essentiel, on peut rentrer".

Ce qui aurait été dommage, il y a tant de merveilles pour se rincer l'oeil à la Haute Couture. Mais on comprend ce qu'ils voulaient dire. 60 ans après la fermeture de la Maison d'Elsa Schiaparelli, la belle endormie est furieusement réveillée. En plein forme, somptueuse et affamée. De sexyness, d'élégance, de flamboyance, et de la reconnaissance qu'elle mérite. Reprenons.

Ce lundi à Paris, Place Vendôme. Une cour intérieure, un tapis fushia qui mène à un salon moquetté de léopard. Ambiance boudoir plongé dans une ombre striée de raies de lumière rose.

Il y a de l'électricité dans l'air - rien que de très normal - et voici que la première silhouette apparaît, coupant le sifflet à la rumeur de la foule bavarde. La taille très marquée, les épaules exagérées, le défilé déroule des modèles tout en longueur, aux coupes sculpturales.

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Les couleurs, rose on s'en doute, vert pomme, camaïeux champagne déclinés en satin de soie, broderies "oeil de paon". La ligne du corps est sublimée par le chic authentique et sans feinte de Schiaparelli ressuscitée. C'est la femme ultime, le Paris qu'on évoque souvent sans l'avoir jamais vraiment connu, ou si subrepticement.

Il y a cette histoire de tailles hautes : on doit impérativement arrêter avec les tailles basses. Vraiment. Quand on voit l'autorité qui se dégage d'une taille haute, on baque ses oripeaux qui montrent trop de peau là où il est si suggestif de la galber.  Car de toutes ces silhouettes, on n'aura pas vu un centimètre de derme, ou quasi. Pourtant, Schiaparelli a dévoilé cette saison peut-être l'une des collections les plus intensément génératrices de désir.

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