Abercrombie, le scandale qui fait pfuuuit

Mis à jour le 13 février 2018 par Juliette Debruxelles
Abercrombie, le scandale qui fait pfuuuit

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Nouveau coup d’éclat de la marque qui fait courir les ados boulevard de Waterloo : Abercrombie & Fitch proposerait dans ses enseignes des vêtements taille XXXS.

Un buzz total sur les plateformes sociales et des réactions scandalisées en tout genre fleurrissent. Une taille XXXS, ça correspond grosso modo à la morphologie d’un enfant de 8 ans.
Apologie de l’anorexie ? Encouragement malsain aux troubles alimentaires ? Les interprétations vont bon train et la marque reste muette.
Lorsque l’on tente de contacter le staff bruxellois par téléphone, une voix féminine juvénile égraine les possibilités du menu déroulant. Tapez 1 pour ceci, tapez 2 pour cela. Impossible d’avoir quelqu’un en ligne, mais une info de taille, cependant, frappe l’oreille attentive : “Nous ne vendons que des marchandises pour gars et pour filles”.
“Un gars, une fille”, c’est différent de “Un adulte ayant atteint sa taille définitive que nous enjoignons à maigrir”.
Avant de plonger dans un procès d’intention, peut-être suffit-il d’en déduire que la marque s’adresse à de (très) jeunes gens, dont certains, encore gamins (mais trop grands pour la déclinaison "kids" de l'enseigne, de toute façon introuvable en Belgique), rentrent effectivement dans ce qui semble être pour eux une bonne taille de vêtements, même en avalant trois repas par jour et deux collations...
Preuve, s'il en fallait, que l'indignation sélective sur le web ne passe pas toujours par le filtre du bon sens...