Bilan d’une semaine pourrie

Mis à jour le 16 février 2018 par Juliette Debruxelles
Bilan d’une semaine pourrie

rain-07

Sept jours, soit une semaine entière, à regarder les horreurs s'enchaîner. A regarder tout le bazar s'effondrer...
L’attentat antisémite au Musée Juif de Bruxelles. Les photos indécentes de deux des victimes à la une de certains journaux. La vague brune aux élections européennes. Le bug informatique en forme de bug démocratique dans 17 communes bruxelloises et quelques cantons en Wallonie. La tuerie misogyne à Santa  Barbara. La Suisse qui estime que le salut nazi n’est pas un geste criminel s’il ne vise pas à propager l’idéologie mais « seulement »  à exprimer une opinion personnelle. La mort de Maya Angelou… Une semaine de merde qui avait commencé par un week-end d’horreur. Et chaque matin, en ouvrant les yeux, l’envie d’une bonne nouvelle. D’un événement qui ne ferait pas oublier, mais qui donnerait espoir et respiration à la succession de bad trips. Quelque chose qui sortirait nos têtes de la gueule de bois dans laquelle elles s'enfoncent.
Une semaine de merde sauvée par les bougies allumées. Les messages de tolérance et de paix. Les manifestations contre l’extrême droite au son d’un bon morceau des Bérurier Noir (à l’époque où le FN faisait 20% et où le cordon sanitaire existait encore). Le hashtag #YesAllWomen qui fleurit pour dénoncer la misogynie. «Le vol noir», la chanson de Benjamin Biolay (libre adaptation du «Chant des partisans») postée en réaction à la poussée du Front National en France. Des statuts et tweets indignés. 
Des initiatives, anodines peut-être, pour ne pas laisser le malaise traîner, s’enfoncer, perdurer, s’aggraver. Pour ne pas se laisser gagner par l’inertie, l’incrédulité. Pour réagir. Partout, seuls ou rassemblés, entre gens de bonne volonté.