“Sous les jupes des filles”, l’anti Frères Dardenne

Mis à jour le 16 février 2018 par Béatrice Ercolini
“Sous les jupes des filles”, l’anti Frères Dardenne

souslesjupesdesfilles11 actrices canon, des portraits de filles pas cliché, deux heures pour se marrer. Béa Ercolini a aimé le film d’Audrey Dana. Elle dit pourquoi.

La vague brune envahit l’Europe. En Belgique, elle est jaune mais ne vaut pas mieux. On tire sur les gens dans des musées. On met le feu à des émetteurs radio. On est infichu de sortir les résultats des élections. Et puis, le soir, on va au ciné. Voir “Sous les jupes des filles”, le premier film d’Audrey Dana. Avec Isabelle Adjani, Julie Ferrier, Laetitia Casta, Marina Hands, j’en passe et des aussi bonnes. Et on rit. Ça faisait longtemps. Ça fait du bien. “Sous les jupes des filles”: un film choral pour brosser le portrait, façon kaléîdoscope, de la femme 2014. Celle qui lance “t’es belle ou c’est moi qui ovule ?” quand elle est heureuse. Celle qui répond “Et toi, t’as envie de te refaire la bite ?” quand son mari lui suggère une augmentation mammaire.  Celle qui dit “Je n’en peux plus de moi. J’m’en peux plus” quand elle craque. C’est tendre, c’est drôle, un peu long parfois, on pardonne à ce premier film qui ne mange pas de pain mais, comme le dit Géraldine Nakkache “veut du champagne”. Oui, les filles, des bulles, des trucs qui pètent. Pas du cidre Stassen, de la déprime et du chômage. Pour ça, il y a déjà la réalité.

Dans les salles le 5 juin.