Agressions homophobes : les femmes portent moins plainte

Mis à jour le 14 février 2018 par ELLE Belgique
Agressions homophobes : les femmes portent moins plainte

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Les réseaux sociaux et les médias se sont enflammés suite à l'agression de deux homosexuels par la police bruxelloise le week-end passé. Mais qu'en est-il des femmes?

Les lesbiennes sont, elles aussi, victimes d'agressions verbales et physiques, mais "il est difficile de donner des chiffres car il n'y a pas de système de référencement et il existe un énorme décalage entre la réalité et de dépôt de plaintes", explique François Massoz-Fouillien, porte-parole de la Rainbow House Bruxelles.

"Les lesbiennes souffrent d'une "invisbilité", elles sont moins visibles dans les domaines d'activités de la communauté gay qui est encore assez masculine. Les hommes ont une volonté de s'assumer en société et ils se rendent eux-mêmes plus visibles. De plus, les lesbiennes sont exposées à une double discrimination: être femmes et homosexuelles".

Ce qui est important: "l'homophobie est considérée comme une circonstance aggravante en cas d'agression, il est donc nécessaire de le mentionner, même si ce n'est pas toujours évident".

"Des formations de sensibilisation à l'homophobie destinées spécifiquement aux agents de police existent. Elles sont proposées par le Cabinet pour l’Egalité des Chances de la région bruxelloise en collaboration avec la Rainbowhouse et le Centre Pour l’Egalité des Chances et de Lutte Contre le Racisme. Mais cette dernière est établie sur base volontaire et les participants à cette formation sont donc pour la plupart déjà sensibilisés à la question de l’homophobie. La Rainbowhouse préconise une formation obligatoire, ce qui permettrait de toucher et sensibiliser un plus grand nombre d’agents de police qui d’emblée ne sont pas sensibles à la question et qui potentiellement peuvent être amenés à commettre de telles violences." conclut-il.