#BringBackOurGirls: se mobiliser pour les 200 Nigérianes enlevées

Mis à jour le 16 février 2018 par ELLE Belgique
#BringBackOurGirls: se mobiliser pour les 200 Nigérianes enlevées

collageCela fait trois semaines que des étudiantes Nigérianes ont été kidnappées et retenues dans la jungle par le groupe armé Boko Haram. Pour obtenir leur libération, la toile se mobilise.

Le 14 avril dernier, des étudiantes âgées de 15 à 18 ans, se rendaient simplement à l'école pour passer des examens. C'est alors qu'une douzaine d'hommes armés a débarqué et enlevé plus de 250 adolescentes. Certaines ont réussi à s'enfuir mais actuellement, 191 filles sont toujours retenues par le groupe armé "Boko Haram" (qui signifie en français "l'éducation occidentale est un pêché"). Cette secte terroriste se bat pour l'instauration de la charia salafiste et la création d'un état musulman au nord du pays.

Selon le magazine Slate, "Les lycéennes ont été emmenées dans la jungle pour servir d’esclaves sexuelles, mais leur enlèvement dépasse cette volonté. Pour Boko Haram, il s’agit de démanteler la fragile société existante en attaquant ses institutions essentielles: les écoles".

Les parents désespérés des adolescentes enlevées se tournent vers la communauté internationale en espérant recevoir du soutien. Le mouvement féministe français "Osez le Féminisme" propose aux internautes de manifester leur soutien en se prenant en photo avec le message Bring Back Our Girls ("Rendez-nous nos filles"). Le hashtag #BringBackOurGirls prend également de l'ampleur sur les réseaux sociaux: près d'un million et demi de tweets ont été postés et 120 000 photos partagées sur Instagram. Même Hillary Clinton a pris part à la campagne.

Barack Obama a également réagi en exprimant son mépris pour une organisation terroriste qui "tue sans pitié depuis des années". John Kerry, son secrétaire d'Etat, a annoncé sur Twitter l'envoi d'une équipe américaine pour participer aux recherches. 

L'enjeu de la campagne est de taille.  Le droit à l'éducation est clairement mis en péril dans cette affaire. Quel parent osera encore mettre son enfant à l'école au Nigeria? Or, le droit à l'éducation des filles est la condition de leur liberté.

Une pétition internationale a été lancée sur Change.org pour exiger du gouvernement nigérian de "prendre toutes les mesures pour assurer un retour rapide et en toute sécurité de ces jeunes filles chez elles et de veiller à ce que les écoles soient protégées contre de futures attaques". Elle totalise plus de 407 290 signatures à l’heure de publication de cet article.

Justine Rossius