Comment être sexy en Birkenstock ?

Mis à jour le 19 novembre 2018 par ELLE Belgique
Comment être sexy en Birkenstock ?

Le pied léger, la démarche assurée... La Birkenstock peut s'interpréter comme une vision moderne de la féminité. Et pourtant, elle ne fait pas l'unanimité. Comment la porter ?

1. On s'inspire

www.manrepeller.com
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On les porte comme Leandra Medine, aka The Man Repeller, avec un slim roulé sur les chevilles et les ongles vernis.

afterdrk-modacal-outfit2
www.afterdrk.com

Avec une tenue plus sophistiquée, ça fonctionne aussi. La preuve avec Sabrina Meijer du blog After DRK. On opte alors pour un modèle plus chic, totalement en cuir.

www.fashionvibe.net
www.fashionvibe-blog.blogspot.be

Avec une salopette, ça marche aussi ! On dévoile de la peau pour casser le côté casual, comme Zina Charkoplia de Fashionvibe !

Kate-Moss

Kate Moss en portait déjà en 1991. Icône de mode éternelle + retour des nineties = validation immédiate de la tendance.

www.enbrogue.com
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Les Birk, oui, mais avec du vernis !

1/

2. On shoppe

birkenstock

3. On se révolte

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Non mais, ça va pas ?

Le cri du coeur d'Elisabeth Clauss, talonista convaincue:

La chaussure à talon, ce n’est pas un accessoire, c’est un art de vivre. Parfois, c’est un outil : pour planter des clous dans un mur ou arracher un homme adossé au sien. Je n’ai rien contre « le plat », même si l’ennui est intrinsèque au mot. Le pire, c’est que les souliers sans aucun talon, sans contrainte et sans réflexion nécessaire à chaque pas qu’on déroule, c’est pratique.

Il est là, le hic. « Pratique » ouvre la porte à tous les « conforts ». C’est l’élégance qu’on galvaude. On se fiche bien qu’un beau vêtement soit facile à vivre, sa fonction est de poser un statement. Les chaussures, c’est ce qui nous ancre au sol, nos racines vers la terre. Or on est mieux plantée sur notre route avec un pic qu’avec une couche de caoutchouc mœlleux, matelas de notre assertivité engourdie. C’est si gai, d’être une fille ! Pourquoi se priver de cet instrument de séduction de base, en négligeant ces quelques centimètres qui nous hissent à hauteur d’homme ? Sans compter qu’ils affinent, allongent, nous grandissent et nous cambrent.

Les talons, ce ne sont pas que des objets qu’on donne à voir. Ce sont aussi des instruments de musique, « tac tac tac tac », une identité. On est là avant d’être entrée dans la pièce. L’image et le son, c’est du cinéma. Celui qu’on joue sur l’écran du quotidien. Dans la sandale, le scandale, c’est le renoncement à la difficulté, le mollet à l’aise, la cuisse détendue, les épaules capables de se voûter.

Si les pompes servaient à marcher, on le saurait. Leur fonction première, c’est de raconter sans qu’on ait à ouvrir la bouche où nous sommes capables d’aller, et à quel rythme : filant moins gracieusement mais plus libres à plat, ou claudiquant émancipées en escarpins. Les talons offrent d’ailleurs un double niveau de plaisir : quand on les enfile, et quand on les enlève. Le reste, ce n’est que de la chaussure.

Elsa Fralon, Marie Guérin, Elisabeth Clauss