Les urgences pédiatriques

Mis à jour le 14 février 2018 par LDP Magazine
Les urgences pédiatriques

Impression
Ton enfant a décidé de concentrer toutes les maladies de toute sa vie entre sa naissance et ses cinq ans et demi ? Les enfants des LDP aussi !
Elles connaissent donc par cœur les urgences de l'hôpital.

Lecteur, lectrice,

Les urgences, c'est vraiment gai pour personne.
Mais devoir y aller pour son enfant, c'est devoir gérer un Gremlin qu'aurait bouffé de la raclette au chocolat en dehors de ses heures de repas.

Heureusement, on ne se retrouve pas systématiquement aux urgences pédiatriques (quoi que...), il faut quand même répondre à certaines conditions (mais c'est facile, t'en fais pas, toi aussi tu iras) :

- Tu es jeune parent, donc complètement irrationnel, donc proche de l'apoplexie tant tu es inquiet ;
- Il est très tard et tu t'es promis de ne plus jamais appeler le médecin de garde à domicile qui te demande 80 euros pour te dire d'aller aux urgences ;
- Tu as fini par accepter que ton pédiatre avait droit à une vie à lui, en dehors de ses heures de consultations ;
- Malgré le régime drastique à base de Perdolan que tu administres à ta progéniture depuis plus de 72 heures, tu ne vois poindre aucune abdication bactériologique ;
- C'est très très grave (alors cet article n'est pas pour toi, nous ne rions pas des choses graves chez LDP, mais tu trouveras d'autres articles sympa si tu veux te changer les idées).

Les enfants ont l'art de défier toutes les lois de la médecine. Ils ont pratiquement toujours les mêmes symptômes, mais jamais la même maladie. Ils ont l'art de monter à 40° de fièvre aussi vite que le démarrage du Space Moutain et de vomir des quantités bien au-delà de leur propre capacité d'ingestion, pendant que toi, l'adulte, tu serais probablement mort depuis longtemps.

Mais y a rien à faire, être parent, c'est vendre son âme au démon du tracas et ma mère dit que c'est jamais parti que pour quarante ans (je la hais la pute, elle a toujours raison).
Quand tu arrives aux urgences pédiatriques, tu es toujours partagé entre le sentiment rassurant d'être pris en charge et la conscience désespérante d'être parti pour un bordel qui va durer une éternité.

À peine le pied posé dans la salle d'attente, tu ne peux t'empêcher d'évaluer le degré de merditude qui te pend au nez en comptant le nombre de familles qui attendent déjà. Sauf qu'aux urgences, que ce soit bondé ou qu'il y ait pas un chat, ça prendra tout de même quatre heures. C'est comme ça. C'est le protocole.

Si tu aimes cumuler, tu t'y retrouveras un weekend et il y aura juste un pauvre médecin dans tout le service. Ce médecin là, quand tu le regardes, tu te demandes comment il tient encore debout. Finalement, être médecin ou parent, aux urgences, c'est pareil. Ça rigole pas, c'est sans pitié.