Paris Fashion Week : il n’y a pas que les Belges (même si…)

Publié le 2 mars 2014 par Elisabeth Clauss
Paris Fashion Week : il n’y a pas que les Belges (même si…)

SONIA RYKIEL FW14 33

(même si ce sont nos préférés)

Que fallait-il retenir des défilés d'Issey Miyake, Julien David, Sonia Rykiel et Viktor&Rolf ?

La réponse en images et quelques mots...

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Issey Miyake

Sur scène, un guitariste, une chanteuse. Des vocalises envoûtantes, le ton, lyrique, était donné.

Les mannequins se sont avancées habillées "en civil", un sac en demi-lune sous le bras. Elles l'ont déposé au sol, ouvert, et ont déployé des robes plissées, comme des lanternes accordéon. Puis elles les ont enfilées par le haut, changeant, évidemment, complètement d'allure en un seul geste. Dans les gradins, on entendait des "oh !" et des "ha !"

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La collection respirait la joie et l'allant : de couleurs vives, à imprimés géométriques, des robes et capes larges - vraiment larges autour des épaules, d'un volume architectural - dansant autour de la silhouette. On aurait cru la parade amoureuse d'oiseaux exotiques. Les vêtements vibrionnaient au rythme des pas des filles.

Issey Miyake

On aimé cette impression de vêtements organiques, le fait que les mannequins souriaient, leur chignon tressé serré en vannage. Un joli moment.

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Julien David : le lounge ultra chic

Des robes noires longues, quasi des aubes, parfois déclinées sur celles des avocats, avec des empiècements exagérés. On a aimé l'usage de satin noir, cette intuition de pyjama, à ceci près qu'on se voyait le porter pour un cocktail. Comme si chaque pièce à la cool, comme un pantalon souple, devait trouver par un détournement réfléchi sa place dans une allure pointue, ici en étant remonté à la façon des rideau d'opéra.

Julien David Exactement comme pour les cols de bombers sur des blousons droits. Des robes en coton "lisse" à l'avant était cousues dans de la laine fluffy à l'arrière. Pour tout dire, chaque pièce semblait porter en elle à la fois la possibilité du jour, et de la nuit.

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SONIA RYKIEL FW14 33

Sonia Rykiel : l'élégance du confort

Une collection en blanc et camel, mêlés à des teintes pastel, douce et ronde comme une dragée. Des vestes à poils longs de yétis urbains enveloppaient les délicates silhouettes d'un duvet réconfortant.

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Pour les bavardes, une partie des robes étaient imprimées du mot "moi" répété.

On a aimé les sandales-socques d'hier, et les coiffures des mannequins : les cheveux pris dans l'écharpes, encore une petite touche de protection.

Mais le plus touchant se passait au premier rang : Nathalie Rykiel, assise à côté de sa mère, avait passé son bras par-dessus les épaules de la désormais vielle dame - toujours aussi coquette, les cheveux flamboyant. De sa main, elle la tenait bien contre elle. Et n'a pas desserré son étreinte de tout le show. Il y avait beaucoup de tendresse, dans ce défilé...

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Viktor&Rolf : les trompes-l'oeil

Une collection d'une grande sobriété dans les coupes, où seuls les imprimés jouaient la diversion. Soutien gorge imaginaire sur une veste d'un bleu doux, impression de moulures de plafond courant le long des robes, pantalon déguisé en short grâce, de nouveau au trompe-l'oeil.

La musique, exécutée par une chanteuse à la guitare sous un des lampadaires installés le long de la route imaginaire qui servait de catwalk, accompagnait l'ambiance lancinante de ce défilé à la confusion du masculin/feminin.

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Au premières loges, Anna Dello Russo, occupée sur son gsm (comme absolument tout le monde) en attendant le début du show, portait les baskets à talons aiguilles et protèges-tibias du dernier défilé Jeremy Scott à NY.

Anna dello Russo Viktor&Rolf 7