NYFW : Diane von Furstenberg se raconte

Publié le 12 février 2014 par Elisabeth Clauss
NYFW : Diane von Furstenberg se raconte

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Nous avons rencontré la grande dame dans son QG new-yorkais. Elle s'est confiée à nous.

C'est un immense loft au sommet du building  qui abrite ses bureaux et son show-room. Décoré de tous les objets qui lui tiennent à coeur, accumulation d'années de voyages et de rencontres, on s'y sent vite (presque) comme chez soi. La longue table qui lui sert de bureau est rangée au carré, mais elle estime que c'est son désordre habituel. Il émane de cette pièce qui lui ressemble la même chaleur, la même force et la même élégance que celle qu'on lit dans son regard. Diane von Furstenberg sait d'où elle vient, et ce qu'elle a accompli. Et elle n'est pas au bout de ses envies.

Lors d'une conversation complice avec la Belge qui a bâti un empire de mode aux Etats-Unis, elle nous a révélé, avec l'humour et l'assurance qui la rendent magnétiques :

- A propos de la robe porte-feuille (des millions de pièces vendues) dont elle fête les 40 ans de création cette année : "elle a rempli le mien. Elle a payé les études de mes enfants, elle m'a offert ma liberté. Je ne l'ai jamais considérée comme un acquis, un vieil amoureux qu'on n'oublie d'honorer. L'exposition qui lui est consacrée était une façon de lui rendre hommage".

- Cet automne, elle sortira une autobiographie, intitulée "The Woman I wanted to be". Quand on lui demande quelle était cette femme, elle répond, presque étonnée : "Celle que je suis devenue. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire, mais je savais déjà qui je voulais être : une femme libre." Son message est passé notamment à travers cette fameuse robe dress, en jersey, confortable, qui laisse libre de ses mouvements, et qu'on peut rouler en boule dans une valise sans qu'elle ne fasse de faux plis. Pratique, seyante.

- Sa petite fille de 14 ans pourrait bien lui succéder un jour à la tête de la société : "Elle est incroyablement pertinente. Un jour, elle avait 9 ans, elle m'a dit à propos d'une collection : "Est-ce bien toi, où t'es-tu éloignée de ta ligne directrice ?" Puis elle a rougi, mais elle avait exprimé son regard".

- La mère d'Anne Hataway a séduit celui qui deviendrait son père dans l'une de ses robes.

- Etre une femme a toujours été une force pour elle : "Je voulais vivre la vie d'un homme dans un corps de femme."

- Et ma préférée : "Je n'ai jamais voulu être une fille. J'ai toujours voulu être une femme".