Simpl’Express – Comment Weight Watchers m’a réconciliée avec ma santé

Mis à jour le 13 février 2018 par Juliette Debruxelles
Simpl’Express – Comment Weight Watchers m’a réconciliée avec ma santé

Norma Jean1.

Je suis la première à assumer mes rondeurs. La première à prendre la plume pour vanter les mérites d’un corps sensuel, harmonieux. La première à louer la bonne chair et la gourmandise. Mais quand « volupté » rime avec « mauvaise santé », il n’y a plus rien à défendre. Il faut réagir.
Depuis l’adolescence (alors que j’avais un poids plus que correct), je collectionne les régimes. Des plus drastiques aux plus farfelus. Et à cet âge, tout fonctionne. Et le yo-yo devient un sport à part entière. Moins cinq, plus sept, moins dix, plus 12… Au fil des années, les conséquences des privations se sont profondément installées dans d’imperceptibles bourrelets qui ont fini par se muer en vraie carapace adipeuse.
Une grossesse, quelques ennuis de santé, un épisode de bleues, une vie sociale chargée. Est arrivé le jour où j’ai dû passer la porte des boutiques «+ size » pour m’habiller. Rien de dramatique, si ce n’est la frustration de voir, toute la journée, dans le cadre de mon métier, des collections de fringues dans lesquels je ne pourrais jamais entrer.
Bien sûr j’ai accusé la fast-fashion et les créateurs. Bien entendu, j’ai crié à la discrimination et réclamé que les boutiques « traditionnelles » proposent des tailles au-delà du 42.
Mon statement, mon cheval de bataille.
Puis est arrivé le jour où, en vacances, je n’ai pas réussi à remonter le chemin pentu qui menait vers la crique où j’aime me promener. Bloquée à mi-chemin, comme un âne bâté, mon fils et mon mari m’encourageant à chaque pas. J’étais devenue trop grosse, je n’arrivais plus à bouger comme je voulais.
Une prise de sang à la rentrée, du cholestérol, une glycémie en vrac. Mes 25 kilos de trop avaient gagnés.
Il a tout de même fallu quelques mois pour que je me décide à réagir. Parce que le mot « régime » qui clignotait devant mes yeux me terrifiait. Je ne voulais plus m’infliger ça. Plus de sachets, plus de soupes à tous les repas, plus de protéines à s’en flinguer les reins, plus de detox improbable.
Alors il me restait une solution. La plus raisonnable : réapprendre à manger. Réapprendre à sentir la satiété. Réapprendre à profiter des bonnes choses sans aller jusqu’à l’écœurement. Quitter la culpabilité.
Quand on pose ces bases-là et qu’on en parle autour de soi, il y a un nom qui revient : Weight Watchers. Alors j’ai sauté le pas.
Je ne voulais pas venir aux réunions (pas le temps, pas envie), donc je me suis inscrite en ligne, pour pouvoir utiliser tous les outils (app, conseils pratiques…), et bénéficier de soutien quand j’en ressens vraiment le besoin. Il fallait que ça soit facile. Et ça l’est.
Comme j’avais besoin d’être encouragée, de prendre un bon départ, j’ai commencé le programme Simpl’ Express. Deux semaines pour s’y mettre en douceur. Rien à mesurer, rien à peser, rien à compter. Il suffit de composer des menus dans la liste des « aliments rassasiants » (légumes, protéines, féculents, matières grasses, laitages, fruits). Et il y en a plein, des aliments rassasiants. Certains insoupçonnés. Plus deux petits extras par jour pour ne pas paniquer (un verre de vin, un carré de chocolat, par exemple).
15 jours sans frustration. 15 jours vraiment canons au cours desquels je ne suis rendu compte que j’étais capable de mincir pour de vrai, pour de bon.
Bilan : -2,7 kilos. Presque trop. Parce que, paniquée à l’idée de reproduire les erreurs du passé, je ne veux pas perdre plus de deux kilos par mois. Mais mon corps n’écoute pas. Tout heureux d’allier plaisir et santé, il se déleste des excès accumulés.
J’ai enchaîné avec le programme ProPoints que je gère à ma sauce. Chaque jour, j’utilise mes 28 points, et j’y ajoute quotidiennement quelques-uns, puisé dans la réserve hebdo autorisée (je note tout dans l’app, sur mon Smartphone, ça me prend 5 secondes).
Je fais des petits écarts. Mais quand je m’offre mon cupcake préféré, je ne me dis plus que c’est foutu. J’adapte juste le reste des repas de la journée, pour compenser. C’est flexible, comme moi depuis que j’ai repris le yoga.
Mon objectif : -15 kilos d’ici juillet. Juste assez pour retrouver un « indice de masse corporelle » normal. Pas plus, parce que je veux garder de belles formes, une poitrine généreuse et des hanches arrondies (et parce que j’adore mes tenues Marina Rinaldi et ASOS Curve). Être ronde ET bombe. Pile à temps pour prendre un avion, descendre puis remonter le sentier qui mène à ma crique préférée sans être essoufflée.

www.weightwatchers.be