Le club fermé des femmes trompées

Mis à jour le 16 février 2018 par Juliette Debruxelles
Le club fermé des femmes trompées

 

hollande

Déjà, être trompée, c’est pas gai. Déjà, quand ta meilleure pote, la voisine, et le réceptionniste de l’hôtel sont au courant, c’est pas top.
Déjà, quand ton gars te souffle à voix basse qu’il a fauté, c’est pas farce.
Mais si tu en venais à apprendre l’infidélité de ton gars affichée en quatre par trois sur une cover de magazine, tu remercierais presque le ciel pour tous les coups de canifs discrets qu’il aurait pu par le passé t’infliger.
A la bitchasse de service qui ne peut s’empêcher de commenter que « l’autre femme » est forcément plus jeune, forcément plus belle, forcément plus peps, tu en collerais une. Sauf que la bitchasse, dans le cas du « Hollande Gate », ce sont des armées de journalistes et de commentateurs qui osent ce constat sur toutes les chaines de télé.
Quand tu es Valérie T., ta mésaventure fait rigoler. « Elle est hospitalisée ? Au moins elle ne pourra pas tweeter » disait hier un mufle au Grand Journal de Canal+.
Quand ton gars à toi il fait un mauvais pas de côté, tu as le choix ou non de lui rendre ses clés. Quand tu es Valérie T., c’est toute l’opinion publique qui se demande où en est ta légitimité, et si tu dois ou non te tailler.
« Toujours nier ». « Ce qui ne se sait pas n’existe pas ». Ca, c’est faisable quand tu es un anonyme qui n’a pas grand chose à se reprocher. Mais quand tu es un homme public pris sur le fait, reste à t’en sortir avec le minimum de pots cassés.
Pas trop compliqué, finalement, puisque de toute façon, l’attention va se porter sur ta femme, plus ou moins bien drapée dans sa dignité.
Anne Sinclair à qui on déballe – pendant et après le scandale – le détails des mœurs de son (ex) mari. Hilary Clinton et son soutien indéfectible à son Bill Clinton de mari, le pantalon encore baissé sur les lèvres de Monica Lewinsky. Veronica Berlusconi, lassée des frasques de son Cavaliere de mari. Feu Lady Di… Une brochette de femmes confrontées à la vérité, que personne n’a voulu protéger.
Valérie T. rejoint le club très fermé des « femmes de » humiliées en public. Pas chic.
De quoi souhaiter à nos hommes volages de rester des loosers dont la vie privée n’intéresse personne…