C’est quoi la différence entre un baby-blues et un baby-blues royal ?

Mis à jour le 14 février 2018 par ELLE Belgique
C’est quoi la différence entre un baby-blues et un baby-blues royal ?

katemiddleton

 

Kate est dans les couches ? Elle va se prendre sa petite descente hormonale, comme tout le monde. Sauf que…

Nous

Une fois qu’on a accouché, on perd toute pudeur et on est prête à montrer nos points d’épisiotomie au pompiste si la question l’intéresse. On a tellement été habituée à écarter les jambes et à se faire tâter le col que – si c’était physiologiquement possible – on le porterait bien autour du cou pour faire plus farce.

Elle

A sans doute poussé jusqu’à avoir des hémorroïdes, comme tout le monde. Mais, habituée à garder les fesses bien serrées pour éviter que le protocole n’y introduise différents objets oblongs censés assurer la rigidité à la fonction, elle n’en fait pas étalage sur le perron. C’est la classe royale.

Nous

Les premières semaines, on remplace « bonjour-merci-au revoir » par les mots « colostrum » (le lait des premiers jours), « méconium » (le caca des premiers jours) et « bouchon muqueux ». Quand nos interlocuteurs prennent une mine dégoutée, on leur répond « c’est la natuuuure », avec un sourire de Mamie Nova qui aurait avalé un psychopathe.

Elle

Ne peut pas parler haut et fort de sa déchirure vaginale, de ses crevasses aux tétons, ni de la durée de sa dilatation. Même pas sur un blog, même pas sur Twitter, même pas à sa belle-mère. Kate, call me, j’ai du vocabulaire !

Nous

Quand on rentre de la maternité, on découvre que la cuisine est venue s’installer pénouille dans le salon. A côté de la Playstation, la totalité de la vaisselle et des couverts de la maison customisés à la pizza. Le lit n’est pas refait, mais c’est pour que « le bébé soit rassuré par notre odeur » prétend son géniteur devenu une moule sous le poids des responsabilités.

Elle

Ne s’occupe pas des tâches domestiques. Et c’est chouette. Quiconque a déjà essayé de faire entrer une cuillère en or dans la bouche d’un nourrisson peut reconnaitre que c’est déjà un boulot coton.

Nous

On chiale tout ce qu’on peut en donnant le sein pour la 7ème fois en une nuit, on ne se lave plus les cheveux parce qu’on n’a pas quatre bras, on a du vomi sur l’épaule jusqu’à ce que la chair de notre chair ai atteint l’âge de 2 ans et demi (pour les plus chanceuses). On ne rentre plus dans nos jeans, alors on mise sur le jersey, le coton, des matières confortables et douces qui se lavent facilement. On est au bout du rouleau, et à ce niveau, c’est presque beau.

Elle

A l’obligation quasi contractuelle de rentrer dans un 36 dans trois jours, de porter des chapeaux plutôt qu’une loooongue écharpe de babos, de trottiner en talons, de sourire même quand elle a une montée de lait, de serrer des centaines de mains poisseuses avec la garantie de ramener des germes pathogènes à la maison qui vont évidemment affecter la santé du nourrisson. L’angoisse.

Courage Kate !

Juliette Debruxelles