L’Espagne fait marche arrière avec l’avortement

Publié le 23 décembre 2013 par Marie Guérin
L’Espagne fait marche arrière avec l’avortement

avortement

Vendredi, le gouvernement espagnol approuvait le projet de loi supprimant quasi totalement le droit à l'avortement.

Ce projet, qui annule la loi de 2010 autorisant l'avortement jusqu'à 14 semaines (allant jusqu'à 22 semaines lors de malformation du foetus) est supporté par le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy.

Concrètement, ce projet de loi n'autorise l'avortement que dans deux cas: l'interruption de grossesse doit être "nécessaire en raison d'un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, et le deuxième, que la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme" a déclaré le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon.

La loi impose par ailleurs que le diagnostic  de "grave danger psychologique" soit posé par deux médecins étrangers à l'établissement qui pratique l'avortement. Avant, un médecin suffisait. Il faudra également deux rapports (pour la mère et le foetus) afin de déterminer la malformation de ce dernier. En ce qui concerne le viol, la femme devra avoir déposé plainte.

Les féministes et la gauche dénoncent "un retour en arrière de 30 ans". L'Espagne se repositionne ainsi parmi les pays européens les plus restrictifs en matière d'avortement.