La Pussy Riot libérée dénonce une opération de communication

Mis à jour le 14 février 2018 par ELLE Belgique
La Pussy Riot libérée dénonce une opération de communication

pussy-riot« Si j’avais eu le choix, j’aurais refusé », a déclaré Maria Alekhina, dénonçant sa libération comme étant une opération de communication du Kremlin.

La membre du groupe punk-rock féministe russe, Maria Alekhina, a été libérée ce lundi à 9h du matin (heure locale), après avoir été amnistiée.

Elle s'est exprimée depuis le siège du Comité contre les tortures de la ville de Nijni-Novgorod: «Le plus dur en prison était de voir comment ils cassent les gens» explique-t-elle à la chaîne de télévision Dojd. Elle dénonce l'opération de communication du Kremlin. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un geste d’humanisme, mais plutôt d’une opération de communication ». Elle ajoute: «Si j’avais eu le choix, j’aurais refusé», maintenant la position claire qu'elle a toujours défendue à l'égard du président Vladimir Poutine.

On rappelle que les Pussy Riot avaient été emprisonnées en 2012 pour avoir chanté en février une prière contre le Président Poutine. Depuis 2011, elles organisaient des performances artistiques dans le but de s'opposer à la campagne de Poutine et pour lutter pour le droit des femmes.

Sur les trois Pussy Riot emprisonnées, deux ont été amnistiées, la dernière Nadejda Tolokonnikova, devrait être libérée dans les prochaines heures.