Dior et les artistes subversives

Publié le 28 septembre 2017 par Elisabeth Clauss
Dior et les artistes subversives

Maria Grazia Chiuri a marqué sa collection printemps/été 2018 du mantra d'une philosophe provocatrice pour son époque : une façon ludique de poursuivre sa saga de renforcement "couture féministe".

En premier lieu le décor, inspiré de l'oeuvre de Niki de Saint Phalle, posait le postulat de base : l'art en inspiration de fond, une révérence aux "Nanas" de la sculptrice, ces sculptures de femmes girondes et colorées, portant un message rebelle et engagé, dénonçant la violence de la société vis-à-vis du genre féminin. Les couleurs vives, la rondeur des pois et un attachement aux "titis parisiens", on les retrouve en filigrane tout au long de la collection.

De même, comme cela devient désormais un rendez-vous engagé et joyeux à la fois, qu'un slogan provocateur : "Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes?", qui paraphrase l'essayiste féministe Linda Nochlin en 1971. L'humour, c'est l'essence du luxe : c'est l'art du décalage, de l'affirmation, le culot de l'élégance.

Heureusement qu'il y a de grandes femmes de mode.

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