Avortement: Trump ne perd pas de temps

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Avortement: Trump ne perd pas de temps

A peine arrivé à la Maison Blanche, le milliardaire est passé à l'offensive. Il a annoncé sa première mesure anti-IVG. 

«Donald Trump veut agir pour tous les Américains, y compris ceux qui ne sont pas encore nés», a expliqué le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer. On aurait préféré qu'il s'abstienne. Le nouveau président des USA tient ses promesses et ce n'est pas bon signe. Deux jours après la Women's March, où les femmes ont défendu en masse leurs droits, Trump attaque l'IVG. Il vient de signer un décret interdisant le financement des ONG internationales qui soutiennent l'avortement. Aux States, les présidents ont l'habitude de jouer au ping-pong avec ce décret. Pendant son mandat, Bush avait pris la même décision que Trump alors que Clinton et Obama ont apporté leur soutien aux associations pro-IVG.

Concrètement, ça signifie quoi? Faute d'argent, des cliniques vont être fermées partout dans le monde et ce sont les pays pauvres qui vont en souffrir les premiers. Effet domino, l'accès à la contraception sera plus compliqué, les grossesses non désirées vont monter en flèche, tout comme les avortements clandestins. Le décret met donc directement la vie des femmes en danger.

What's next? La position de Trump vis-à-vis de l'IVG a toujours été très claire et depuis le début, il s'est entouré de collaborateurs «pro-life». C'est le cas de son vice-président Mike Pence par exemple. Le milliardaire a aussi promis de nommer un juge anti-avortement à la Cour Suprême. Women's March clap deuxième?