Michael Kors dans un film avec Kate Hudson

Mis à jour le 15 février 2018 par Elisabeth Clauss
Michael Kors dans un film avec Kate Hudson

C'est le film de campagne de la saison, où Michael Kors, qui a le sens de la mise en scène, joue aux "Glamour Games" avec Kate Hudson.

On les découvre naturels dans une chambre d'hôtel, à jouer à un quizz comme des gamins en colo. Pour la 3ème saison consécutive, après Gigi Hadid et Lily Aldridge, Michael qui invite ses copines à incarner sa Maison, a sollicité Kate Hudson.

Car Michael Kors, il aime les femmes. En conséquence de quoi, il les écoute et a très vite compris comment s'adresser à elles : « Il n'y a pas de règles. On n'aurait jamais cru que les femmes se promèneraient jambes nues en hiver et avec des bottes en été. Mais maintenant, elles le font. » À l'âge de cinq ans, il conseillait sa mère Joan sur le choix de sa robe pour son second mariage : « je lui ai dit, « enlève les nœuds. Simplifie » ». La mode, c'est son histoire de famille. Sa tante portait un bikini à l'occasion de sa bar-mitsva. Sa grand-mère ne se séparait jamais de ses fourrures, et transportait l'intégralité de sa collection de perruques pour le moindre déplacement. Etudiant, il s'est donc naturellement dirigé sur les bancs du Fashion Institute of Technology de Manhattan, où il a mené un cursus en stylisme. Il lance ensuite rapidement une collection chez Lothar, une boutique new-yorkaise avant-gardiste, et de 1988 à 2004, tient la direction artistique de Céline. Il habille désormais Angélina Jolie, Blake Lively, Michelle Obama (elle portait une de ses robes sur sa photo officielle à la Maison Blanche!), Gwyneth Paltrow, Miranda Kerr, Catherine Zeta-Jones... et sans doute vous. Son style edgy, pile dans l'époque, pas forcément prescripteur mais répondant exactement aux envies des clientes à l'affût de la pièce du moment, séduit toutes les couches socio-culturelles. Pour être une marque américaine, Michael Kors plaît partout dans le monde. Ce qui n'est pas donné à tout le monde. Quel est son secret ? Des collections vastes comme ses boutiques, avec une déclinaison de lignes, de coupes et de matériaux qui trouvent forcément leur public.

Quand on lui demande s'il se considère comme féministe, il répond : « je me sens en empathie avec la vie des femmes. Il y en a beaucoup dans ma famille. Je réalise qu'elles passent leur temps à jongler. Je veux voir une femme danser, et s'asseoir, et s'amuser dans mes robes du soir. Alors oui, on peut dire « Michael Kors est féministe ». Businessman avisé, il a en tout cas trouvé le moyen de démocratiser le luxe sans le dévaluer. Ses prix accessibles – son sac best-seller, le « Michael Michael Kors Salma » ne coûte « que » 330 €. En fait, Michael Kors raconte la jet-set, mais la vend à la classe moyenne. Et à Kate Hudson.

En 2013, le Time le plaçait dans le top 100 des personnalités les plus influentes de la planète.