Les tendances mode à doser avant d’oser

Publié le 29 décembre 2016 par Elisabeth Clauss
Les tendances mode à doser avant d’oserNo Merchandising. Editorial Use Only. No Book Cover Usage. Mandatory Credit: Photo by Moviestore/REX Shutterstock (1541116a) 13 Going On 30 Film and Television

Au milieu de toutes les complaisances de saison, parfois, un bon coup de gueule mode s'impose (puis on oublie et on reprend la pose).

Le pull tortue, en rentrant dans sa carapace

Si on le prend noir sur teint livide, on a l’air d’une tête flottante. Il fait déborder le double menton même sur une taille 34, il fait Deschiens même sur une it-girl niveau Ferragni. Mais il est pratique. Alors on le choisit brodé précieux, ou tellement fin qu’il peut être transparent, en soie parce que c’est chaud et que ça respire, et on le jetset-ise avec un chignon banane. On se tient super altière, comme si Lee Radziwill avait eu une fille avec Tippi Hedren. Et on fait le chignon après avoir enfilé le sous-pull, pas avant.

Balmain FW16
Balmain FW16

1/

Marc Jacobs FW16
Marc Jacobs FW16

L'oversized, à minidoses

Quand on est petite on a l'air d'une yourte, quand on est grande, d'un échassier. Dans tous les cas, il faut avoir un doctorat en streestyling pour gérer les manches qui traînent par terre. Sinon, et parce qu'on en a quand même vachement envie, on tente tout juste le pull-robe. Avec des cuissardes. Oversized, bien sûr.

2/

Roland Mouret FW16
Roland Mouret FW16

Au compte goutte : le violet, couleur de l'hiver.

Il faut faire attention au teint. Le violet, c'est un bleu qui ne s'assume pas, à peine un fushia petits bras, qui vire vite au reflet couperose si on n'a pas la joue diaphane. Et même dans ce cas-là, il fait ressortir les veines et les cernes. A réserver aux expérimentées (ou à celles qui ont naturellement une bonne mine inoxydable, et aux évêques qui ont déjà la mainmise sur la couleur).

3/

Isabel Marant FW16
Isabel Marant FW16

En serrant les dents : les années 80

C'était déjà très limite il y a 35 ans, c'est toujours compliqué aujourd'hui. Les manches chauve-souris, les boucles d'oreilles en plastique, les coiffures palmier. On y a survécu, et on en redemande (l'Histoire se répète tristement). A la limite, on garde les épaulettes, quand elles montent vers le haut en mode « Goldorak is back », second degré, et surtout pas avec une jupe crayon. Ni la nuque rasée. Ni les paupières violettes (voir page précédente).

4/

Gucci FW16
Gucci FW16

Les compensées, quoi qu'on en pense

On risque la patte éléphant, le pas malhabile de l'enfant à qui on enfile ses premières Kickers, et visuellement, une prolongation infinie du mollet. A moins de les choisir en velours et en sandales, on fera un bruit d'armée en marche, pour un aveu d'impuissance face aux talons aiguilles. Alors à la rigueur, on les tolère en bottes. Mais jamais, plus jamais, en baskets. Vraiment jamais.