Les rues de Bruxelles ne seront bientôt plus les mêmes

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Les rues de Bruxelles ne seront bientôt plus les mêmes

Certaines rues mais aussi quelques places, bâtiments et lieux historiques de la capitale vont se pimper dans les prochaines années... On vous dit tout.

La prochaine fois que vous êtes de sortie avec vos copines ou en virée shopping à Bruxelles, regardez bien autour de vous. Vous ne remarquez rien? Dans l'espace public, ce sont principalement des hommes qui sont mis en avant. Sous l'impulsion d'Alain Courtois et de Mohamed Ouriaghli, le Collège des Bourgmestres et Echevins de la Ville a donc décidé qu'il était temps de faire une place aux filles... Mais concrètement, ça se passe comment? Lorsque de nouveaux bâtiments, rues ou places verront le jour à Bruxelles, on leur donnera le nom d'une femme historiquement importante. Certains lieux seront même rebaptisés mais aucune date n'a pour l'instant été donnée. Une petite liste de 26 figures féminines emblématiques a été établie pour que le Collège puisse piocher dedans.

On y retrouve des femmes politiques (Marie Parent, Léonie La Fontaine, Gabrielle Petit...), des artistes (Anna Boch, Marie Howet, Suzy Falk,...), des sportives (Claire Guttenstein, Jenny Marie Béatrice Addams), des scientifiques (Marguerite Massart, Claire Préaux, Lise Meitner,...) ou encore des écrivaines (Marie-Thérèse Bodart, Madeleine Bourdouxhe, Marguerite Coppin). Ces noms ne vous disent rien? C'est justement la preuve que l'initiative est nécessaire! «La liste n'est évidemment pas exhaustive. Pour faire un choix, on a demandé l'avis du Conseil consultatif pour l'Egalité entre les Femmes et les Hommes et des associations féministes. La plupart des femmes reprises sont Belges et lorsque ce n'est pas le cas, elles ont un lien avec notre pays. Jo Cox, la députée britannique qui a été assassinée pour ses convictions politiques, a vécu à Bruxelles par exemple», nous explique Alexandre Van der Linden, porte-parole de Mohamed Ouriaghli.

Mais féminiser les noms des rues, est-ce vraiment nécessaire? On imagine déjà certains lever les yeux au ciel en râlant: «Il n'y a pas des projets plus importants à entreprendre?» Alors oui, c'est peut-être un détail pour vous mais pour le Collège, ça veut dire beaucoup (on n'a pas pu s'en empêcher): «C'est un élément parmi d'autres mais nous sommes persuadés que cela peut faire une différence et permettre aux mentalités d'évoluer», affirme Alexandre Van der Linden. «C'est un premier pas vers une présence équilibrée dans l'espace public, nous voulons donner la même place aux hommes et aux femmes. La nouvelle génération doit pouvoir avoir des modèles féminins.»