Pourquoi faut-il assister au 10ème anniversaire de CUSTOMISEZ-MOI ?

Publié le 8 novembre 2016 par Elisabeth Clauss
Pourquoi faut-il assister au 10ème anniversaire de  CUSTOMISEZ-MOI ?

Le défilé-concours de customisation le plus décomplexé, généreux et déjanté de Belgique fête ses 10 ans.

5 raisons d'assister à cet évènement à l'enthousiasme créatif contagieux, ce samedi 12 novembre, à l'Hôtel Bloom!

Affiche Cedrik Toselli
Affiche Cedrik Toselli

1 - C'est un show, c'est un des rares rendez-vous de mode récurrents qui se poursuit dans le temps, c'est une fête, et c'est un tremplin.

Bernard Gavilan, figure de la fripe et de la musique en Belgique depuis plus de 20 ans, a créé ce concours d'up-cycling branché, comme on ne l'appelait pas encore ainsi au début des années 2000, pour cultiver l'engouement des jeunes pour la personnalisation et la récup, face à de vraies demandes qui convergeaient vers ce commerçant historique du centre-ville de Bruxelles. Quelques années plus tard, au palmarès de Customisez-Moi, on compte de prestigieux partenaires enthousiastes (dont la Maison Guerlain) une présence remarquée lors du défilé Étam en mars 2015, avec le passage de 20 silhouettes extraites du concours, et réalisées par cinq candidats et Bernard Gavilan.

Défilé Etam
Défilé Etam

2 - On y découvre de futurs talents de la mode...

Customisez-Moi, événement joyeusement excentrique, a vu défiler de jeunes talents belges, qui ont rejoint depuis les circuits professionnels de la mode : Léa Peckre, qui a collaboré Lejaby et lancé sa marque éponyme depuis, ou Giuseppe Vergone qui œuvre désormais au sein de la Maison Natan.

3 - ... et on y croise des personnalités incontournables du métier.

On reconnaît la qualité d'un événement au prestige de son jury. Les acteurs majeurs de la mode belges sont passés sur les bancs des bienveillants « examinateurs » de ces ambitieux débutants : Laetitia Crahay, Didier Vervaeren, Anthony Vaccarello, Benoît Bethume, Johnny Coca, Glenn Martens, Glenn Sestig, les meilleurs journalistes de mode belges, et cette année, un casting d'exception : Pieter Mulier (ex-Dior), Etienne Russo (Maison Eugénie), Matthieu Blazy (Céline), Kenneth Ramaekers (Mode Museum d'Hasselt). Entre autres.

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4 - C'est un espace de liberté

Pour les éditions à venir, Bernard Gavilan ambitionne de continuer à pousser la jeunesse et de présenter des collections à part entières. Bientôt, il collaborera avec des écoles d'art pour les décors, avec un architecte et un peintre, pour mêler les corps de métiers. Custumisez-Moi, c'est un concours un peu sauvage, très libre. Pour les autodidactes, les créatifs, les audacieux, les ambitieux. Surtout, pour ceux qui aiment s'amuser.

Bernard Gavilan
Bernard Gavilan

5 - Bernard Gavilan fait partie à la fois de l'histoire de la création et du vintage bruxellois.

« Je suis né en Espagne. Quand mes parents sont arrivés en Belgique, ils se sont installés dans les Marolles, et c'est là que je suis allé à la crèche. Ensuite, avec l'école, j'ai appris à nager aux Bains de Bruxelles sur la place du jeu de balle. J'ai découvert le marché aux puces quand j'étais encore gamin. J'ai des souvenirs de moi collé au juke-box quand on allait au café, et plus tard dans les bars espagnols, dès que tombait le soir, tout le monde commençait à chanter. La famille a déménagé au centre-ville, mais quand j'ai eu 18 ou 19 ans et ma première voiture, que j'ai bu mes premiers verres, c'était pour revenir dans les Marolles. Mais première chemise de grand-père à col Mao, je l'ai achetée sur les puces, on était au début des années 80. J'ai commencé à travailler dans une boutique du centre-ville, qui vendait les collants laqués latex fluos typiques des années 80. C'était l'avènement des perfectos, la New Wave arrivait. J'ai très vite glissé vers le Vintage. D'autant que la nuit, je travaillais comme serveur au Mirano. Au début des années 90, je suis devenu assistant de l'une des figures importantes du moment dans la mode belge, avec qui j'ai bossé sur des défilés. Là, je me suis professionnalisé. Je suis finalement parti vivre à Gand, et en 2010, une fois encore, je suis revenu aux Marolles. J'y ai installé deux boutiques. Je suis complètement autodidacte : tout ce que je sais sur la mode, je l'ai appris aux puces. Chiner, c'est un rythme de vie, un apprentissage. Entre les puces et moi, c'est une histoire d'amour d'allers-retours ».

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Agé de 10 ans, Custumisez-Moi n'en est encore qu'à l'enfance de son art. Bravo, Capitaine Custo !

Ouverture des portes à 20h, début des défilés à 21h30, et after-party à minuit, au SmoodS.