Wonder Woman là où on ne l’attendait pas

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Wonder Woman là où on ne l’attendait pas

Le personnage badass de comics fait débat... On vous dit pourquoi. 

C'est tout nouveau, tout beau? L'Organisation des Nations Unies vient d'annoncer que sa nouvelle ambassadrice serait Wonder Woman... Et non pas l'actrice Lynda Carter mais bien la super-héroïne de fiction. La star de comics aux pouvoirs surnaturels sera officiellement introduite lors d'une cérémonie le 21 octobre prochain. On y retrouvera Ban Ki-moon, Diane Nelson, la présidente de DC Entertainment, et d'autres invités «surprise». Ce sera aussi l'occasion de lancer une campagne en faveur de l'égalité homme-femme qui, petit rappel, est l'un des nouveaux objectifs de l'ONU pour les quinze prochaines années. Pour certains, le choix est totalement logique. On ne dirait pas comme ça avec son bustier doré et ses bottes rouges à talons mais Wonder Woman fête bientôt ses 75 printemps.

Et elle est féministe depuis qu'elle est née. Avant-gardiste la petite! Son faire-part de naissance (ok, son communiqué de presse) indiquait: «Wonder Woman a été conçue par le Dr Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un modèle de féminité forte, libre et courageuse, pour lutter contre l’idée que les femmes sont inférieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la réussite dans les sports, les activités et les métiers monopolisés par les hommes». L'amazone au lasso magique n'est d'ailleurs pas présentée comme la «femme de» ou la «fille de». Rafraîchissant. Mais sans s'attaquer à la guerrière badass (qui oserait?), d'autres déplorent la décision de l'ONU.

Pourquoi avoir pris un personnage de fiction et non une ambassadrice réelle? Coucou, nous sommes des milliards de femmes sur la terre, le choix ne manque pas. Tous les jours, des héroïnes bien vivantes se battent pour l'émancipation des filles (et sans bracelets à l'épreuve des balles qui plus est). Le problème, c'est que la nouvelle survient aussi peu de temps après la nomination d'Antonio Guterres comme secrétaire général de l'ONU. Sept femmes étaient en lice pour remplacer Ban Ki-moon mais aucune d'entre elles n'a été retenue. Le New York Times révèle d'ailleurs que l'année passée, neuf des dix nominations à des hauts postes ont été réservées aux hommes. Alors la campagne pour l'égalité des sexes, c'est évidemment à saluer. Mais pourquoi l'Organisation des Nations Unies ne donne-t-elle pas l'exemple?