« Ceci n’est pas un cintre », la campagne qui buzze

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
« Ceci n’est pas un cintre », la campagne qui buzze

Mais qu'est-ce que c'est alors ? La réponse vient d'être dévoilée !

Des cintres, on en voit tous les jours. Ils squattent notre dressing, les coulisses des défilés, les studios photo... Et on finit par oublier qu'ils peuvent être détournés. Oui, l'objet peut très bien servir de présentoir à bijoux, d'oeuvre d'art contemporain... et même d'instrument chirurgical pour un avortement. Choquant ? C'est le but recherché. Depuis quelques jours, des photos de cintres accompagnées du hashtag #cecinestpasuncintre fleurissent sur les réseaux sociaux. Magritte es-tu là ? Alors que les internautes s'interrogent, la réponse a été donnée ce matin sur Facebook.

Il s'agit en fait d'une campagne du Planning familial français pour défendre le droit à l'IVG. Un site créé pour l'occasion présente d'ailleurs un compte à rebours finissant le 28 septembre, journée mondiale du droit à l'avortement. « En France, avant la légalisation de l'IVG par la loi Veil, certaines femmes utilisaient des cintres et des aiguilles à tricoter afin de pratiquer des avortements clandestins. Cette pratique est encore courante dans les pays qui n'autorisent pas l'avortement », peut-on lire sur le site du Planning familial. Le mouvement rappelle que 47.000 femmes meurent chaque année à cause des interruptions de grossesse illégales.

Et en Belgique ? Chez nous, l'avortement n'est que partiellement dépénalisé depuis 1990. La pratique reste encore parfois taboue et est régulièrement remise en question. Et c'est justement pour ça qu'il faut continuer à soutenir le droit à l'IVG. Avec Laurette Onkelinx et Fabienne Winckel, Karine Lalieux a d'ailleurs déposé une proposition de loi pour sortir totalement l'avortement du code pénal. La députée PS souhaite aussi étendre le délai maximum pour pouvoir pratiquer l'IVG, qui serait alors de 14 semaines et non plus de 12. On attend la suite.