L’accouchement par césarienne, c’est easy?

Mis à jour le 12 février 2018 par Laurence Donis
L’accouchement par césarienne, c’est easy?

La question fait bondir les mères, on vous explique pourquoi...

« Oh, une césarienne ? Donc tu n'as pas vraiment accouché. Ca a dû être sympa d'avoir recours à une solution de facilité comme celle-là. » Voilà le genre de phrase assassine assénée à Raye Lee après la naissance de son fils. Coup de massue immédiat. Pour botter les fesses aux clichés, cette jeune mère ironise sur sa page Facebook : « C'est vrai, mon accouchement d'urgence par césarienne s'est fait par pure commodité. C'était très confortable d'être en travail pendant 38 heures avant que mon bébé ne soit en état de détresse et que chaque contraction puisse littéralement stopper son coeur. »

Le post de cette Américaine a rapidement fait le buzz, il a déjà été liké par plus de 44.000 personnes et partagé pratiquement 30.000 fois. Raye Lee y explique que cette expérience a été la plus douloureuse de sa vie et que la récupération ne se fait pas en deux minutes chrono. Des photos de ses cicatrices accompagnent son statut pour montrer qu'elle fait dorénavant partie de la « tribu des mamans badass ».

Et en Belgique ? Chez nous, le taux de césariennes était de 9,7% en 1987. Aujourd'hui, on grimpe jusqu'à 20%, soit un accouchement sur cinq. Depuis plus de 20 ans, l'OMS déclare que « le taux idéal » se situe entre 10 et 15%. L'organisation parle même parfois d'« épidémie » et demande de ne pratiquer cette intervention qu'en cas de nécessité médicale. Mais ce qu'on retient ici, c'est surtout que chaque cas est particulier. Et qu'avant de juger (consciemment ou non), on envisage toutes les possibilités.

Crédit photo: film "Ce qui vous attend si vous attendez un enfant"