« Lui » veut restaurer ce temps où les femmes n’avaient pas le choix…

Mis à jour le 16 février 2018 par Isabella Lenarduzzi (JUMP)
« Lui » veut restaurer ce temps où les femmes n’avaient pas le choix…

lui

J’ai lu le premier numéro du nouveau magazine Lui … mais pour en parler je poste des extraits de deux articles si bien écrits que je n’arriverai jamais à faire aussi bien :

Les femmes auraient pris le pouvoir sur ces hommes « connards hétérosexuels »

Vice.com : "À l’intérieur, tous les plus grands auteurs français sont là, de Beigbeder à Nicolas Rey. À croire que la rédaction de Lui est un repère de dandys merdeux dont la vie se résume à attraper des Miss Météo Canal + dans les chiottes du Baron et pondre un mauvais livre tous les deux ans. Ces messieurs se sont vraiment donné du mal pour glorifier des époques hélas révolues, celle des 30 Glorieuses, des boutons de manchette, des femmes qui savaient tenir leur place, bref, l’époque où l’on ne leur cassait pas les roustons avec toutes ces conneries sur l’égalité. Lui est donc là pour sauver le monde en glorifiant le « connard d’hétérosexuel », un type transphobe qui se revendique « ami des gays » à condition qu’ils n’essaient pas de l’enculer, des femmes du moment qu’elles ont le cul à l’air et de la littérature parce que parfois, il pense à d’autres trucs que sa bite."

Nouvelles News : "La victimisation de ceux qui se revendiquent « connards d’hétérosexuel » brimés par les revendications d’égalité des sexes est en marche et l’ensemble des « grands médias » entonne le refrain…. En dépit des chiffres, études et autres palmarès de dirigeants prouvant le contraire – les 40 patrons des entreprises du CAC sont des hommes, tout comme plus de 70 % des parlementaires, plus de 90 % des maires des grandes villes, 30 % d’écart de salaire entre hommes et femmes… Mais c’est l’homme hétérosexuel qui est à plaindre."

Et puis, il y a la scandaleuse pseudo interview de la Ministre française de l’égalité

Vice.com : "Enfin, comme si on n’en avait déjà pas eu plein les yeux, Nicolas Rey nous explique qu’il fantasme tellement sur Najat Vallaud-Belkacem qu’il la harcèle via SMS et désire « lui nettoyer les dents d’un coup de langue ». C’est à peu près le plus gros creep sur lequel vous pouviez tomber, sauf que lui écrit des bouquins et porte des chemises ouvertes au troisième bouton. Détail important : la manière dont l’article est illustré ; on voit la porte-parole du gouvernement photoshoppée dans le fauteuil en rotin d’Emmanuelle"