Gender budgeting: la bonne idée à suivre de près

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Gender budgeting: la bonne idée à suivre de près

Derrière des mots a priori compliqués, un concept simple qui va vous intéresser (si, si). Alors le gender budgeting, c'est quoi ?

C'est nouveau et on peut l'affirmer sans sourciller : c'est cool. Sous l'impulsion de Bianca Debaets, la secrétaire d’Etat à l’égalité des chances, la Région bruxelloise va appliquer le gender budgeting. Traduisez : au moment de parler money money, les politiques vont dorénavant prendre en compte l'effet que leur décision aura sur l'égalité hommes-femmes. La façon de gérer les budgets n'est évidemment pas neutre et il était temps que ça change. « La manière dont les pouvoirs publics utilisent leurs moyens a, en effet, un impact important sur notre société », a déclaré Bianca Debaets.

« Ce n'est pas juste un concept théorique, tous les ministres du gouvernement devront s'expliquer, justifier le budget. On veut instaurer une dimension contraignante », nous explique Pierre Migisha, porte-parole de la secrétaire d'Etat. Mais concrètement, comment ça se présente ? Parmi les dépenses, certaines seront directement consacrées à promouvoir l'égalité hommes-femmes (une campagne pour dénoncer les stéréotypes sexistes au travail par exemple) et d'autres indirectement.

Cela signifie qu'à terme, de l'argent pourra être débloqué pour renforcer l'éclairage dans les rues ou encore pour supporter aussi bien les clubs de foot que les cours de danse. (Même si, on est bien d'accord, les filles ont le droit de se la jouer comme Beckham et les garçons d'admirer Billy Elliot). Au fédéral, l'idée du gender budgeting est déjà bien intégrée mais en Région bruxelloise, on commencera par des projets pilotes, dès l'élaboration du budget 2017. L'impact des dépenses fera l'objet d'un « suivi renforcé » : un coordinateur par compétence sera désigné pour mettre en place le concept. On compte bien, nous aussi, garder le dossier à l'oeil.