Paris Haute Couture : VETEMENTS, le rassemblement

Publié le 4 juillet 2016 par Elisabeth Clauss
Paris Haute Couture : VETEMENTS, le rassemblement

Ils ont ouvert les shows Haute Couture automne-hiver 16-17 avec du prêt-à-porter printemps-été 2017. Les codes de la mode ont changé, VETEMENTS l'a compris, il va falloir suivre le mouvement.

Pour adhérer au concept de "rendre la mode à la rue", le show était organisé directement dans l'un des plus importants grands-magasins de Paris. Un lieu historique, qui distribue des marques auxquelles VETEMENTS tient, médiatiquement et populairement, la dragée haute.

Dans les rayons en rotonde des Galeries Lafayette, les invités à assister au défilé étaient triés, et une quinzaine de maisons qui avaient participé aux multiples collaborations-fusions avec le collectif mené par Demna Gvasalia, sélectionnées pour leur pénétration dans l'esprit des consommateurs, depuis les années 80 : Levis, Champion, Perfecto, Reebok, Canada Goose, Carhartt Work in Progress, Dr. Martens, Alpha Industries, Comme des Garçons Shirt, Eastpak, Manolo Blahnik, Brioni, Schott, Juicy Couture… ). C'était une collection hybride à plusieurs têtes, une hydre de mode. Qui s'apprête à dévorer toute l'attention sur son passage.

Une présentation avec une saison d'avance, l'Homme et la Femme mélangés (au sens propre et figuré), avec des garçons en cuissardes et des filles en robes longues fendues à l'arrière jusqu'en haut des jambes. Pourtant le propos n'étais pas le "sexy", c'était les différents niveaux de compréhension. Non pas d'une mode intello, mais d'un propos réfléchi. Des pièces seyantes, punchy, mais pas pensées pour aguicher au premier degré.

Demna Gvasalia, avec son frère Guram à la tête du pôle "business" de cette success-fashion-and comm'-story et leurs comparses du collectif racontent désormais une histoire qui se joue des genres, des saisons, du rythme effréné du retail et des enseignes des maisons : c'est un conte sur la création du désir, avec comme dans leurs patrons, une ambition oversize.