Êtes-vous de la génération K (social) ?

Mis à jour le 19 février 2018 par Juliette Debruxelles
Êtes-vous de la génération K (social) ?

Rébellion, inquiétudes et connexion. Les mots clés qui définissent les filles de 20 ans sont-ils vraiment les bons ?
Noreena Hertz, économiste anglaise, a mené une enquête sur plus de 2000 jeunes femmes nées en occident entre 1995 et 2002. Soit les adultes de demain, baptisées Génération K (non, pas comme Kardashian…). Une sous-catégorie qui vient s’ajouter aux labels collés sur le front de la population...
Après la Génération X (les désabusés qui ont aujourd’hui entre 40 et 50 ans), la Génération Y (les 20-35 ans nés avec un ordi dans le berceau, en gros) et la Génération Z (soit les Millennials, nés après l’an 2000 et biberonnés à la téléréalité), une définition supplémentaire était-elle nécessaire ? Oui, selon l’auteure.
D’abord parce qu’il est question, pour les pros du marketing, d’anticiper à la louche les attentes de ces consommateurs (bin voyons). Ensuite, parce qu’en identifiant les sources de joie et de panique des leaders de demain, on peut se faire une idée de la manière dont la société va bifurquer. De là à flipper…
Selon Noreena Hertz, la figure emblématique de la fille K serait Katniss Everdeen, l’héroïne des Hunger Games. Une femme capable de défier l’autorité mais aussi de se sacrifier au nom de ses convictions.
Née entre l'avènement du Grunge et le trauma du 11 septembre, des écrans vissés devant les yeux, la génération K n’a plus confiance en rien. Seulement 10% des jeunes filles interrogées pensent que le gouvernement fait de bons choix. 75% affirment être inquiètes face au terrorisme, 66% sont préoccupées par le changement climatique, 86% s’inquiètent de ne pas trouver de travail, 77% ont peur d’avoir des dettes.
Angoisse : 1, avenir : 0.
Mais quand on interroge, de manière informelle, les plus âgées, on se rend compte que les quarantenaires d’aujourd’hui ont aussi passé toute leur scolarité à se dire que leur avenir était loin d’être tracé. La différence : au lieu de se renfermer et de défendre leur pré carré, les K veulent lutter contre les inégalités et se sentent portées par une volonté de solidarité..
Tout n’est donc pas sombre dans le tableau ! Quand on demande aux K de se définir en un seul mot, c’est "unique" qui revient. Et ça, c’est bien !
L’image de petits moutons dociles attribuée à la génération hyper connectée vole en éclat. Et les futures rebelles se cachent parmi ces filles là !