Le nouvel album inspiré de Noa Moon

Mis à jour le 19 février 2018 par Juliette Debruxelles
Le nouvel album inspiré de Noa Moon

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Son single « Paradise » a pimpé la scène belge. Un an après, elle revient avec « Let them talk », un album très inspiré. 

1 Elle a de bonnes fréquentations

Dans sa bande, notamment, les gars de PAON (alias Ben Bailleux-Beynon des Tellers et Aurelio Mattern des Lucy Lucy). C’est chez eux qu’elle passe des moments inspirants, en pleine campagne, aux frontières de Bruxelles. « Je préfère la compagnie des garçons, je n’ai jamais été très “fille” comme fille. Avoir des amis musiciens, ça permet de faire de l’échange de savoir-faire, d’agrandir le cercle de sa propre création. »

2 Elle ignore ce qu’on attend d’elle

Avec le succès de « Paradise » sont venus les concerts, les festivals, les tournées. Et l’envie de la part du public d’en entendre davantage. Gros enjeux sur les épaules de ce petit bout de 22 ans qui en paraît cinq de moins quand elle tient sa tasse de thé à deux mains. L’album qui vient, elle a mis un an à l’enregistrer, entre volonté et patience. « Je ne sais pas ce qu’on attend de moi, je ne ressens pas vraiment de pression de la part des gens qui m’entourent. Tout le monde a envie que le disque soit bon, on a fait ce qu’il faut pour ça, mais les gens semblent confiants. Le stress, je me le crée toute seule. J’essaye de rester moi-même, de rester droite, de faire comme je le sens. Mais j’accepte de faire des compromis, pourvu que ça reste cohérent. »

3 Elle bosse pour de vrai

« Ce qui me paraissait vraiment important, c’était de bosser mon anglais. J’ai pris du temps pour ça parce que je veux que mes textes soient vraiment bons. Je veux pouvoir écrire des choses intéressantes et les écrire correctement. Le projet est complètement anglophone, je n’ai jamais eu l’intention de chanter en français, mais je ne veux pas me sentir gênée sur scène avec un sale accent ou des phrases approximatives. En plus, je suis signée à l’étranger, et tout le monde n’a pas la tolérance que nous pouvons avoir ici en Belgique. »

4 Elle n’est pas coquette, mais elle se soigne

Carré plongeant en bataille, un trait de khôl sous ses jolis yeux clairs, un jeans, un t-shirt. Pratique pour filer sur sa mobylette. Mais l’ombre de la promo et du regard du public plane sur l’artiste. « Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la mode ou à mon apparence, mais je suis consciente qu’il faut être présentable, en tous cas pas complètement loose. Je n’ai pas été approchée par des marques, et je n’ai pas envie de me déguiser. Alors, de temps en temps, je fais un peu de shopping avec des filles qui ont du goût et qui savent me conseiller sans essayer de me changer. »

5  Elle fait de la musique comme on raconte sa vie

« Je suis très perfectionniste, et j’ai besoin de composer des choses un peu autobiographiques pour être honnête sur scène.  Certaines chanson de l’album sont toutes récentes, je les ai testées sur scène pour les affiner. d’autres sont plus anciennes et on les a beaucoup retravaillées, beaucoup arrangées pour qu’elles gardent une belle âme. Tout n’est pas solaire, tout n’est pas triste, tout n’est pas naïf.  Comme dans la vraie vie. La mienne est plutôt saine. Je ne bois pas avant les concerts, je fais du jogging quand je dois relâcher la pression. Et je travaille. Beaucoup. »