Ken ne ressemble plus à Ryan Gosling et on aime ça

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Ken ne ressemble plus à Ryan Gosling et on aime çaCrazy Stupid Love

Le créateur de Lammily, la poupée « normale », a lancé une campagne de financement collaboratif pour démarrer son nouveau projet : commercialiser un Ken plus réaliste. 

« Il n'a pas d'abdos mais il a un grand sens de l'humour ». Les tablettes de chocolat de Ken, l'amoureux de Barbie, ont été remplacées par le fameux dad bod qui fait fantasmer de nombreuses filles. Le créateur de cette nouvelle poupée, Nickolay Lamm, est bien décidé à faire évoluer les mentalités. Si ce nom vous dit quelque chose, c'est parce qu'il a inventé Lammily, l'anti-Barbie par excellence. Elle est loin de ressembler à un mannequin, elle a le corps d'une Américaine moyenne de 19 ans. L'acné, les vergetures et les cicatrices n'ont pas été oubliées. Le but ? Aider les petites filles à s'accepter et promouvoir des standards de beauté réalistes.

Le succès est fulgurant, en trente jours, Nickolay Lamm récolte 500.000 dollars (environ 460.000 euros) pour son projet. Mattel flaire le bon filon et crée à son tour des Barbies qui cassent les codes. Exit la poupée en plastique qui file des complexes, les silhouettes sont aujourd'hui plus variées. Si l'initiative a été saluée par de nombreux internautes, quelques voix se sont élevées afin de réclamer un changement pour Ken. La pression du corps parfait concerne aussi les hommes, même si nous avons tendance à l'oublier.

L'appel a finalement été entendu, Nickolay Lamm vient de lancer une campagne de financement collaboratif pour commercialiser son « Boy Lammily ». On est loin de Ryan Gosling et de ses abdos retouchés sur Photoshop. « Il n'a peut-être n'a pas les plus gros biceps mais il a un grand coeur. Il ne ressemble pas à un top mais il a de l'estime pour lui-même et pour les autres », peut-on lire sur la plate-forme de crowdfunding. Son métier n'a pas été prédéfini, à vous de décider s'il sera entrepreneur, infirmier ou fleuriste.

Crédit photo: film Crazy Stupid Love