Et si on se libérait des idées reçues?

Mis à jour le 22 janvier 2018 par Laurence Donis
Et si on se libérait des idées reçues?

« Aujourd'hui encore, c'est monsieur qui bricole. Le rose, c'est pour les filles et la mode, c'est un truc de 'gonzesses'»

Ces clichés, nous les entendons tous les jours. Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes et de l’Égalité des chances, a décidé d'agir, elle a lancé une campagne de sensibilisation baptisée « Libérez-vous des idées reçues ». Six photos ont été publiées pour nous interpeller. Oui, les hommes aussi peuvent faire de la danse classique et certaines femmes aiment jouer à la PlayStation.

Et tant que cela nous paraîtra étrange, des initiatives similaires seront nécessaires. « Tout au long de notre vie, les stéréotypes influencent nos décisions et font perdurer les inégalités. On se limite dans le choix des études par exemple et cela peut avoir des répercussions sur le salaire ou sur le type de métier exercé », nous explique Isabelle Simonis. En Belgique, les postes que l'on qualifie généralement de « féminins »  (les coiffeuses, les esthéticiennes, les aide-ménagères, etc.), sont les plus mal payés.

Le but de la campagne de la Fédération Wallonie-Bruxelles est justement d'encourager les filles, mais aussi les garçons, à faire des choix en fonction de leurs centres d'intérêts, et non du regard des autres. Sur l'une des photos, on retrouve d'ailleurs un homme en train de lire le ELLE Belgique. Une évidence pour la ministre : « Le magazine s'est imposé de lui-même, il allie des thèmes féminins comme la mode, la beauté, etc. mais on retrouve également une réflexion féministe. Nous voulions faire un clin d'oeil au numéro de mars, et en particulier au dossier 'Où sont les femmes?' qui mettait bien en évidence les inégalités persistantes. »