« Bye Bye, les machos »

Mis à jour le 16 février 2018 par ELLE Belgique
« Bye Bye, les machos »

« Bye bye, les machos », l'essai de Didier Van Bruyssel, aurait pu s’appeler « Féministez-vous! ». Un homme qui parle des femmes aux hommes, avec bon sens, humour et amour, ça pourrait bien changer le vôtre...  Extraits. 

Oui, on reste un mec

« L’homme féministe ne fait que rétablir un équilibre dont il est le premier gagnant. On vient au monde par les femmes, on vient également au monde des femmes par les femmes. En les observant, en les écoutant, en les aimant. Il s’agit donc de se “féminister”, et bien sûr pas de se féminiser. Prendre le parti des femmes n’engage nullement à devenir une femme. »

Un homme, un vrai, c’est quelqu’un qui rend une femme heureuse

« C’est une erreur de croire que la femme est une proie à conquérir. Il ne s’agit pas de conquête, mais de séduction. Un homme n’a à prouver que sa capacité à rendre une femme heureuse. La réussite en matière sexuelle vient de la confiance en soi et en l’autre. Plus les hommes connaîtront la femme dans son intimité et son mystère, moins ils en auront peur. Plus vous vous féministerez, plus vous deviendrez un homme que les femmes désirent, dont elles n’ont plus peur, qu’elles savent leur complice, sans arrière-pensée de conquête et de prise de pouvoir : la virilité féministe. »

Croyez en vous, les filles!

« En matière de management, la société a beaucoup à gagner à laisser les femmes exprimer leur maternalisme plutôt que de mimer un paternalisme dépassé et dangereux pour un monde en pleine mutation. Je ne fais pas d’angélisme féministe, il y a des cadres ou des dirigeantes d’entreprise parfaitement imbuvables. Je veux dire que nous devons construire un management où les femmes puissent s’exprimer à leur façon, avec leurs valeurs, à égalité avec les hommes. Pourtant il existe un obstacle majeur à l’épanouissement professionnel des femmes: les femmes elles-mêmes. Elles se sous-estiment. »

Propos recueillis par Juliette Debruxelles.

bye-bye

« Bye bye les machos », de Didier Van Bruyssel (La Boîte à Pandore).

Crédit photo: film Crazy, Stupid, Love