Brie Larson: c’est qui cette fille ?

Mis à jour le 19 février 2018 par Juliette Debruxelles
Brie Larson: c’est qui cette fille ?

Son film "Room" sort aujourd'hui et son oscar tout neuf l’a fait passer de quasi inconnue à star planétaire. Mais au fait, c’est qui cette fille ?

Ce qui se passe pour Brie Larson en ce moment constitue le rêve absolu de chaque acteur. Une reconnaissance totale de son talent, Oscar et autres prix prestigieux à l’appui, grâce à son rôle dans « The Room ». Une performance, rien de moins. L’histoire d’une jeune femme séquestrée pendant sept ans par un criminel. Durant son calvaire, elle aura un fils (Jacob Tremblay, une révélation !) grâce à qui elle parviendra à s’échapper. Une nouvelle manière d’aborder le sens du mot liberté. Une autre vision de l’amour maternel, une plongée terrifiante dans ce que peut être la « vraie vie ». Un scénario librement inspiré des affaires Natascha Kampusch et Joseph Fritzl.

À 26 ans, Brie Larson, c’est un peu la nouvelle Jennifer Lawrence (oscarisée à 23 ans pour « Happiness Therapy »). Et comme J-Law, Brie enchaîne les rôles, tant dans des films indé que dans des blockbusters surfinancés.

Un destin tout tracé depuis qu’à l’âge de six ans, elle annonçait à sa mère vouloir devenir actrice. Une vie classique, des parents divorcés, une existence « un peu banlieue », selon ses propres dires. Jusqu’à ce que sa mère et elle prennent la direction de Los Angeles pour suivre des cours de théâtre et se perdre, durant plusieurs années, à la recherche de la célébrité. Une carrière avortée dans la chanson, suivie de nombreuses apparitions fugaces à l’écran. Jusqu’à son rôle de fille de Toni Collette dans la série « United States of Tara » (on vous la recommande !), qui lui confère un début de crédibilité. Avec « States of Grace », en 2013, elle s’impose auprès des pros. Mais c’est lorsqu’elle devient la petite sœur d’Amy Schumer, dans « Crazy Amy », qu’elle atteint le statut de it girl que tout le monde s’arrache.

Hors des états-Unis, même oscarisée, elle n’est encore qu’une « new face » méconnue. Mais dans quelques semaines, il sera impossible de l’ignorer. La fille qui rêvait d’être Avril Lavigne ou Britney Spears s’est muée en actrice bluffante. Une silhouette fine et solide, des pommettes hautes, un sourire éclatant. Une énergie chaleureuse, un charisme qui n’a rien d’intimidant, une empathie et une profondeur évidentes. La recette parfaite pour devenir l’icône d’une génération. La célébrité ? Elle parvient, jusqu’ici, à la gérer, même si autour, tout commence à se transformer. « Quand j’entre dans un restaurant, quelque chose s’allume dans le cerveau des gens. Ils se disent “Oh, je connais cette personne !” Est-ce que je pourrai continuer à aller seule au musée ? Est-ce que je pourrai continuer à marcher normalement dans la rue ? ».Et d’oser une comparaison avec une autre star surexposée : « À un moment, Lindsay Lohan ne pouvait plus être simplement une piétonne. Elle ne pouvait aller nulle part sans être traitée différemment, sans qu’on lui parle différemment. »Alors elle soigne son apparence et sa ligne, pour être maître d’elle-même sur les tapis rouges. Elle confie avoir « toujours faim » mais se plie à un régime drastique : blancs d’œufs brouillés avec des légumes, et plus de pommes de terre. De quoi rentrer dans des tenues signées Céline, Gucci ou Calvin Klein.

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Il y a quelques mois, alors qu’elle était invitée, avec ses les autres acteurs, aux mondanités qui précèdent la saison des récompenses, elle se sentait comme une enfant conviée à la table des grands. Son visage s’illumine : « C’était dingue, lâche-t-elle. Il y avait Helen Mirren, Cate Blanchett, Jennifer Lawrence, Kate Winslet, Carey Mulligan... Et tout le monde était si gentil. Nous avons mangé ensemble, nous avons donné des interviews, c’était hallucinant. Je n’avais jamais rencontré ces gens auparavant, et pourtant, tout le monde était attentionné. Kate Winslet a couru vers moi à travers la pièce. Elle m’a attrapée et m’a dit “Je suis tellement heureuse pour toi !” C’était hallucinant. »

Fini le temps où elle courait les castings, attendant des heures au milieu de vingt autres filles jusqu’à ce que son nom soit appelé pour auditionner. « Être choisie entraîne forcément de la compétition, mais il n’est plus vraiment question de concurrence. À ce niveau-là, tout le monde fait son métier. Et je suis certaine que je peux apporter quelque chose... Pour le moment, on me considère comme une révélation et je remporte des prix, mais il est toujours possible de tout perdre. » Car oui, il y a, en plus de tout le reste, de la lucidité et du bon sens chez cette fille qu’on va forcément adorer ! Juliette DEbruxelles

> «Room », de Lenny Abrahamson, actuellement en salles.