Fashion week premier jour à Paris : ce qu’on a repéré

Mis à jour le 10 janvier 2018 par Elisabeth Clauss
Fashion week premier jour à Paris : ce qu’on a repéréKoché, Léa Peckre et Anthony Vaccarello

Des superpositions, des fronces et de la transparence. Le point commun aux collections qui nous ont marquées en ouverture de la fashion week ? Une envie de retourner les codes.

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Koché : la création toute crue

Dans une galerie marchande du 10ème, Christelle Kocher, la créatrice de cette maison à l'identité fraîche et pointue, présentait sa collection d'hiver. Assemblages de couleurs et de motifs pour inventer des volumes par trompe l'oeil, structures recomposées et séduction insinuée derrière la poésie, on décelait aussi de l'humour dans ses coupes jeunes et provocantes (pour l'esprit). Mélange d'influences palpables, cette saison ouvre des frontières. Déjà, celles de notre imagination.

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2/

Léa Peckre : l'évolution

Une magnifique collection, qui surprend le regard, c'est toute sa grâce. On fonce sur les fronces, la transparence, le mariage des mousselines et des matières "plastiques" (du latex ? Un nouveau style de cuir ? Les deux ?...) Léa Peckre a imaginé des faux pantalons taille basse, avec empiècement jusqu'au nombril. Des body seconde peau sexy, sans montrer, juste mouler. Et des clashs de volumes, subtiles et élégants. On adore, on adhère au mélange des genre, entre collerettes et esprit vinyle.

Léa Peckre, autumn-winter 2016 Paris, France

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Anthony Vaccarello : les amazones

On le sait, l'identité de la maison s'ancre dans la séduction assumée. Cette saison, les femmes Vaccarello brouillent les pistes, avec des chemises, tops et robes "perforés pixels" : là où passe la lumière, la peau est suggérée, et le message codé.

L'hiver prochain, le créateur invite des fleurs sur ses broderies, insuffle du romantisme à la sexyness. Dessine des femmes cow boys, reste rock. Il déploie ses talents, parlent à tous nos fantasmes de mode. Au moins.

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