Moschino : le show chaud

Publié le 26 février 2016 par Elisabeth Clauss
Moschino : le show chaud

On attend toujours les performances de Jeremy Scott comme le spectacle jubilatoire de la saison. Pour cet automne, le créateur allumé a mis le feu.

L'invitation déjà, c'était un carton brulé, avec une pochette d'allumette au logo de la maison. Le décor : une demeure cossue après l'incendie. Piano cramé et meubles en morceaux, on arrivait après le passage du temps, ou des pompiers. Un bon film des années 80.

La musique : des rugissements de moteurs de moto. Le défilé s'est déroulé en deux temps narratifs : la première partie, avec des bikers sexy, perfectos à traînes longues, jupes nouées/drapées court comme dans les nineties, bottes de motardes matelassées, et casquettes empruntées à la culture gay SM. Fourrures, minijupes et résilles, on flirtait avec Pretty Woman. Et puis, ça a viré Carrie. Pas Bradshaw, l'autre. D'abord, des colliers harnais en chaînes (toujours SM), qui dessinaient le squelette sur une silhouette noire. C'est des reines de prom's, version dessalées et fumeuses. Il y a des sacs à dos paquets de clopes, des chapeaux surréalistes qui étaient des mains tenant un fume-cigarette. Des costards à haut de forme un peu brûlés sur les bords, rappelez-vous l'esthétique des Guns & Roses. Puis sont arrivées les robes de bal avec traces de brûlures, et fumigènes intégrés aux jupons. Une des filles portait un lustre, ça la rendra illustre. Un défilé de trasheuses rock rescapées, pour s'amuser (mais qu'est-ce qu'ils avaient fumé ?)

Le goodie souvenir de la saison : la cover d'iPhone qui met en garde.
Le goodie souvenir de la saison : la cover d'iPhone qui met en garde.