Oui, Dandoy est sexiste

Mis à jour le 16 février 2018 par Béatrice Ercolini
Oui, Dandoy est sexiste

En tout cas son « communication manager », qui répond avec mépris aux protestations des ministres Frémault et Debaets. Affligeant.  

On pouvait discuter. Parler de liberté de l’artiste, de codes de branchitudes, de nouveau public à conquérir. Aujourd’hui, les choses sont plus claires.

Choquée par le visuel de la campagne de Saint-Valentin de la célèbre biscuiterie, la ministre bruxelloise Céline Frémault avait parlé de « machisme archaïque ». Bianca Debaets, elle aussi ministre bruxelloise en charge notamment de l’Egalité des Chances, annonçait une campagne contre les pubs sexistes.

Dans une interview donnée au quotidien L’Echo, Alexandre Helson, septième génération depuis la fondation de la biscuiterie, persiste et signe ce matin. Dans cette réaction, il voit des « politiciennes qui veulent faire parler d’elles » et refuse de retirer sa campagne.

Mr Helson oublie sans doute que ces politiciennes sont ministres et qu’elles n’ont pas besoin de massepain pour faire parler d’elles. Aurait-il réagi de la sorte face à des ministres hommes ? Un comportement sexiste, sans ambiguïté aucune cette fois, et plus affligeant encore que la maladroite image de femme sans tête. Le « communication manager » n’aurait-il pas agi plus sagement en reconnaissant le choix très pointu d’un artiste que le grand public ne connaît pas, l’interprétation sexiste possible, et en retirant l’image ?

Tout cela est d’autant plus idiot que la biscuiterie Dandoy avait, depuis des années et en collaboration avec l’agence Base, magnifiquement renouvelé son image et son packaging, avec le soutien de la Région bruxelloise.