Les plus gros délires du web

Mis à jour le 10 janvier 2018 par Juliette Debruxelles
Les plus gros délires du web

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Se faire prendre en photo dans des postures ridicules et poster le tout sur les réseaux sociaux, c’est faire un « mème ». Ça ne sert à rien, mais c’est farce, inoffensif, et ça fait cliquer.

Décryptage et application au quotidien.

1. Le batmanning 

Objectif: Se suspendre par les pieds comme une chauve-souris.

À l’origine: Des frustrés du planking qui voulaient pousser la performance un rien plus loin.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? On se suspend juste avant un rencard. On s’irrigue le cerveau, on a l’œil qui pétille (à deux doigts de l’évanouissement), et on zappe le coup de blush.

2. Le vadering 

Objectif: Se déguiser en Dark Vador (ou, façon petit joueur, en prendre l’attitude) et se poster face à des victimes consentantes qui, en lévitation, font mine de s’étrangler sous le pouvoir de la Force.

À l’origine: George Lucas, réalisateur culte de « Star Wars », à qui les fans veulent rendre hommage.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? Quand notre collègue autoritaire fait mine de nous donner un ordre, on lui assène un « Je suis ton boss ». Quand on rêve de fuguer du bureau, on prétend que c’est pas nous, mais le côté obscur de la Force.

3. Le pottering 

Objectif: Enfourcher un balai, sauter et se faire photographier comme si on volait façon Harry Potter.

À l’origine: Martin Kastengren et George Adrianakos, deux étudiants australiens un chouïa immatures.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? On sacralise l’objet qui, à partir de là, maintenant, ne sert plus aux tâches ménagères mais à nos entraînements de quidditch.

4. Le kamehameha 

Objectif: Recréer des scènes de « Dragon Ball Z », soit un personnage central qui balance de l’énergie, et les autres qui la subissent et sont projetés en arrière.

À l’origine: Des étudiantes japonaises désœuvrées.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? On accompagne le slogan « Touche pas à ma pote » d’un saut de ninja qui ferait fuir n’importe quel sale gars.

5. L’horsemaning

Objectif: Obtenir un cliché où on semble décapité. Pour y arriver, le premier intervenant se place dans une position qui lui permet de cacher entièrement sa tête, tandis que le deuxième cache son corps et ne laisse apparaître que sa tête. Délires arty garantis.

À l’origine: La légende urbaine qui circule sur le web parle d’un cliché pris dans les années 20, et qui aurait provoqué un choc esthétique chez les plus perchés.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? On envoie le cliché à son boss, accompagné de la légende : « Besoin d’un petit congé maladie, ça va pas fort fort. » Soit il rit, soit il s’inquiète, mais dans les deux cas, on passe trois jours pénouille sous la couette.

6. Le planking 

Objectif: S’allonger, bien raide façon planche, et se faire photographier dans des endroits, publics ou pas, mais insolites.

À l’origine: La paternité de l’activité revient à deux gars du nord de l’Angleterre, Gary Clarkson et Christian Langdon, en 1997, mais c’est à l’été 2009 qu’elle enflamme la toile. En 2011, Acton Beale, un Australien de 20 ans, chute de son balcon et se tue. C’est le premier décès directement imputé au planking.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? Quand, migraineuse, on veut envoyer balader chéri, on prend la planking-position et on lui dit : « On fait un concours de qui est le plus raide entre moi et ton zizi ? » Ça le calme.

7. Le owling 

Objectif: Prendre la pose d’une chouette partout dans la vie quotidienne.

À l’origine: Une centaine de jeunes Anglo-Saxons qui se sont donnés le mot pour créer un nouveau buzz.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? On prend la pose pour attendre chéri de retour de fiesta avec ses potes, ça lui fait un chouette accueil derrière la porte.

8. Le milking 

Objectif: Se verser du lait sur la tête dans les lieux publics.

À l’origine: Un délire de fin de grosse beuverie à Newcastle, la ville estudiantine la plus barrée d’Angleterre.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? Un doute sur la date de péremption de la bouteille qui traîne au frigo ? On le détourne en masque version lait caillé de la tête aux pieds.

9. L’unicorning

Objectif: Se coller un masque de licorne sur la tête dès que l’envie se fait sentir.

À l’origine: Laura DeMerchant, productrice de films qui s’amusait à photographier ses amis déguisés en licorne dans des fêtes dès 2012, puis Andy San Dimas, actrice porno marrante qui a mis le grabuge lors d’un match de baseball à Pittsburg en dansant ainsi accoutrée.

Dans la vraie vie, on en fait quoi ? Son éternelle petite robe noire, on ne savait plus comment l’accessoiriser. Si, maintenant, on sait.