Samedi à Paris : Haider Ackermann et Véronique Leroy

Publié le 28 septembre 2013 par Elisabeth Clauss
Samedi à Paris : Haider Ackermann et Véronique LeroyHaider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures

Le premier a présenté une collection 1001 nuits version rock, la seconde, des vêtements mêlant esprit "couvent" et "sortie de bain". On vous explique :

Chez Haider Hackermann, ce sont les voilages qui avaient le vent en poupe. Vestes longues et jupes flottantes translucide comme des ailes de libellules ont ouvert le défilé, sur fond musicale de mélopée de femmes du désert (ou du moins, à ce qu'il semblait). Il y avait là, au milieu d'un usage du noir quasi mystique, des pièces dorées. Plein. Les tissus métallisés marquent décidément une percée majeure, de Milan à Paris, pour l'été prochain.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
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Chez Lanvin, ce sont des robes entières qui semblaient taillées dans du métal coloré froissé (ce qui n'était pas le cas : il s'agissait d'étoffes soyeuses et plissées).

Revenons à nos manteaux, chez le créateur issu de l'Ecole flamande, ils couvraient des shorts, parfois dorés - again - et comportaient une traîne de voile.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
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On a connu un moment d'émotion face à une combinaison pantalon avec un top drapé croisé devant, qui laissait le dos nu.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
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L'atmosphère toute entière était saharienne, jusqu'au sable noir qui recouvrait le catwalk. Jeudi passé déjà, Christian Wijnants avait fait défiler ses mannequins sur une plage importée au coeur de Paris, tandis que les A.F Vandevorst avaient, vendredi, roulées les leurs dans du sable fin.

Ici encore, la transparence s'imposait de bas en haut, des jupes légères comme un souffle aux tops qui ne cachaient rien de l'anatomie des filles. Dans la vraie vie, ces pièces seront à porter par-dessus une brassière, ou par-dessous une veste ou un gilet fermé. Quoique.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
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Pour le choc des couleurs, Haider Ackermann a opté pour des jeans pétants métallisés - on a compris que dorures et nudité seront les mamelles de l'été - oranges et violets.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
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Les danseuses orientales, virant parfois rock avec des vestes taillées 80', et des smokings soyeuses d'un bleu brillant sur chemise dorée, évoluaient, entre post-punk et Shéhérazade, dans un univers absolument poétique.

Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures
Haider Ackermann PE 14 / Catwalkpictures

Chez Véronique Leroy, et sur fond de Nina Hagen, les modèles ont entamé le défilé en chaussons d'hôtel en éponge. Un thème décliné ensuite en sandales à plateformes.

Véronique Leroy PE14
Véronique Leroy PE14

Jeux de nouages comme pour des serviettes et pantoufles de cuir, c'était le choc des matières et des messages.

Véronique Leroy PE14
Véronique Leroy PE14

On a vu un manteau militaire réinterprété, un peignoir transparent noir, et à plusieurs reprises, des superpositions de vestes ouvertes, confectionnées dans des textures différentes.

Véronique Leroy PE14
Véronique Leroy PE14

Il y a eu cette robe tablier à bretelles en cuir noir, dont seule la taille était de coton, élégante tenue de jardinière (drôlement pointue, quand même). Et puis, cette robe qu'on aurait pu penser de moniale, n'était-ce l'ouverture sur le ventre : ce chakra, on ne voyait plus que ça.

Véronique Leroy PE14
Véronique Leroy PE14

Une longue robe noire, elle aussi, doublement croisée comme en portefeuille, comportait une longue cape à l'arrière, la sagesse de l'uniforme dévoilant une super-héroïne inattendue.

Parmi toutes ces pièces mises en paradoxe, entre cuir, voile, plastique transparent zébré de blanc ou de noir, et tissu éponge, soudain, on a vu une mini robe dos nue, découpée sur l'avant, quasi un trikini.

Une collection qui sentait autant l'expérience que l'expérimentation. C'est comme ça qu'on avance.

Véronique Leroy PE14
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