Les Belges à Paris : Christian Wijnants et Ann Demeulemeester

Mis à jour le 27 septembre 2013 par Elisabeth Clauss
Les Belges à Paris : Christian Wijnants et Ann Demeulemeester

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Fashion week, jeudi : pour le printemps 2014, deux Belges issus de l'Académie d'Anvers, deux styles. Qu'on adopte ensemble.

Christian Wijnants a fait défiler sa collection dans le Palais des Beaux Arts, sur un catwalk  recouvert de sable blanc.

Ambiance lumineuse et vêtements tout en transparence, il racontait l'histoire de femmes  somaliennes qui luttent pour pouvoir pratiquer le sport qu'elles aiment, sans entraves à leur liberté et à leurs mouvements. Ce scénario a accouché d'une ligne tout en voilages infiniment légers, jusque dans l'interprétation d'une féminité batailleuse.

Peignoir en mousseline léopard, amples  pantalons translucides, une parfaite combinaison en organza floutée au bassin d'un short blanc, avec un imper assorti. L'empreinte des talons dans le sable, celle des silhouettes dans la rétine, on était conquises.

IMG_8923Christian Wijnants a proposé une saison éthique-sporty, portée par des mannequin au maquillage nude subtil, tout en transparence. Purement réussi.

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Ann Demeulemeester a quant à elle présenté son printemps dans l'ombre du Couvent des Cordeliers, aux fenêtres occultées.

Une collection aux accents gothiques burtoniens, pour laquelle la créatrice anversoise s'est pelotonnée dans ses racines noires et blanches, a rappelé  ses traditionnelles rayures épaisses, y a marié des feuilles sombres brodées sur tulle. On y voyait un motif "tapisserie", repris sur des collants tatouages. Une transparence très éloquente.

Ann Demeulemeester
Ann Demeulemeester

KIM_0487_450x675On a aimé cette veste très longue sur bas très court, ces larges ceintures de cuir qui formaient une minijupe, et puis, l'explosion de tons cuivrés et de rouge carmin pour réchauffer.

Ann Demeulemeester

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Ann Demeulemeester a inventé cette saison des silhouettes aussi sulfureuses qu'énigmatiques. Pas révolutionnaires au vu de son héritage, mais efficaces.

KIM_0449_450x675Quant aux immenses et magnifiques capelines, signées par Elvis Pompilio, elles débordaient sur le front en voilettes, simples (en apparence, on sait le travail qu'il a derrière) et parfaites formes géométriques fixées au crâne par un lien épais. Un vêtement en soi, qui emballaient le regard pour raconter l'histoire qu'on voudra, en choisissant de soulever, ou non, le voile.

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