Les coulisses d’une chocolaterie

Mis à jour le 14 février 2018 par ELLE Belgique
Les coulisses d’une chocolaterie

charlieQui n’a jamais rêvé de visiter une chocolaterie et de voir s’opérer la magie du chocolat ? On en dévore presque tous les jours, pourtant, on ne sait pas trop d’où il vient. Découverte…

Tel Charlie agrippé à son « golden ticket », je trépigne d’impatience devant le bâtiment au look industriel du cacaofévier Benoît Nihant. Je vous entends déjà dire « C’est quoi ça un cacaofévier ? ». En gros, on peut dire que les cacaoféviers font partie de la jet set du chocolat. Ils ne sont qu’un dizaine dans le monde à travailler de la fève à la tablette. Les autres travaillent à partir de galets en chocolat industriel… bien moins personnel.

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J’entre dans la nouvelle boutique atelier et vous l’avez bien compris, ce n’est pas Willy Wonka qui m’attend, mais un homme tout aussi passionné par son métier.

Ici, tout a été pensé de manière didactique. La boutique est ouverte sur une vitrine où l’on peut apercevoir une première machine bizarre : le torréfacteur.

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Passage à l’arrière, après s’être affublée d’une charlotte et d’un attirail de protection des plus sexy, on peut enfin découvrir l’endroit où l’alchimie se crée.

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Des sacs en toile sont rangés selon la provenance des fèves : Venezuela, Équateur, Madagascar... Le chocolatier craque une fève entre ses mains et me fait goûter ce qu’on appelle le « grué » : c’est amer et à la fois végétal. On reconnaît déjà les notes du cacao en bouche.

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Après un passage dans la chaleur du torréfacteur, les fèves sont broyées dans un second appareil qui libère le beurre de cacao. Le chocolat vient à la vie et je n’ai qu’une seule envie : plonger un doigt dedans !

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Une fois la recette établie, le chocolat est travaillé sous diverses formes : tablettes, truffes, pralines… mais ce n’est pas des Oompa Loompa en train de chanter que je trouve au travail derrière les tables en marbre, mais bien des ouvriers au tablier en cuir brun.

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Vient le moment tant attendu… la dégustation ! Je croque dans un chocolat Venezuela Chuao 74 % dont les fèves mythiques ont été séchées sur la grand-place du village par les habitants vénézuéliens. C’est bon… même très bon ! Et l’histoire de la fève mêlée à la passion de l’artisanat rend ce plaisir encore plus appréciable !

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Alors pourquoi on achète du chocolat artisanal et belge ?

Car pour Benoît Nihant, le chocolat doit rester un produit de luxe à apprécier par petites touches… même pour les plus gourmands !

Le saviez-vous ?

Le chocolat du grand magasin qui nous affirme 75 % de cacao n’hésite pas à nous tromper en comptant dans ce pourcentage le beurre de cacao présent dans la tablette. Cela donne un pourcentage déformé et un chocolat au goût faussement amer.

Nouvel atelier / boutique de Benoît Nihant
Rue de l’Estampage 6
4340 Awans
www.benoitnihant.be

Emilie Mascia